31 octobre 2008
Happy Halloween
Hier, au gré de mes pérégrinations sur Facebook, j'ai découvert un site qui m'a fait beaucoup rire : JPop Trash. Ce site catalogue et épingles les travers les plus effarants des artistes de JPop, JRock et visual kei, et surtout de leurs fans. Avec beaucoup d'irrévérence et d'humour salace, mais avec acuité.
Personnellement, je recommande la rubrique "portraits de fans", qui catalogue tous les cas sociaux que l'on peut rencontrer en convention. Mes préférés : l'étudiant en japonais (le portrait pourrait être complété, il manque des choses), le fan de Saint Seiya (ou "mes chers parents, en fait, vous avez échappé à quelque chose") et l'otaku-bidochon (espèce malheureusement en voie d'expansion). Il faut également lire les extraits de skyblogs consacrés à ces différentes tendances (effarant de bêtise et d'immaturité) et jeter un oeil aux galeries photos, pour vous faire une idée de ce que le Japon a conçu de plus mauvais.
Pour être honnête, j'aime bien le JRock, X Japan fait partie de mes groupes cultes (au même titre que Placebo ou Muse), il y a des chansons de Dir en Grey et de Luna Sea dans mon mp3 mais ce fanatisme me dépasse totalement. Sans compter tous ces gens qui rêvent de vivre au Japon, persuadés que c'est le pays de la tolérance et de la mode. Ahahaha.
Quoiqu'il en soit, si vous allez sur le site, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires !
27 octobre 2008
Joséphine
Souvenez-vous, il y a quelques mois, je vous faisais part de l'excellente BD de Pénélope Bagieu, adaptée de son blog. Après nous avoir raconté sa fascinante vie quotidienne, la dessinatrice nous narre à présent les aventures de Joséphine.
Joséphine a une grande copine, Rose, mais pas de petit ami. Elle a une soeur exaspérante et une concierge envahissante. Joséphine n'a pas de marques de maillot à son retour de vacances, mais elle a un chat.
Joséphine est un personnage attachant et drôle, dans lequel on se reconnaît forcément un peu. Même l'Anglais a retrouvé ses talents culinaires dans ceux de Joséphine, c'est dire. On rit parfois un peu malgré nous, parce qu'on aimerait bien qu'il lui arrive des choses plus sympathiques, à ce personnage, mais on passe un très bon moment.
A force de lire le blog de Pénélope, on se rend compte qu'il y a quand même beaucoup d'elle-même dans ce personnage, ce qui le rend plus "vrai".
25 octobre 2008
Mesrine : l'instinct de mort
Toujours dans la catégorie des biopics, très à la mode en ce moment - après Coluche et avant W - nous sommes allés voir le dernier film de Thomas Langman.
Adapatée de l'autobiographie publiée par Jacques Mesrine lui-même, l'histoire nous raconte le parcours du truand avant qu'il ne devienne l'ennemi public numéro 1, de son retour de la guerre d'Algérie à son escapade criminelle au Canada.
Ce qui est surprenant, c'est de constater que le film ressemble à n'importe quel film de gangsters : des voitures, des filles, des explosions, de l'argent... sauf que rien n'est fictif. Sans chercher à faire l'apologie d'un personnage qui s'était construit une image médiatique, le réalisateur nous montre un homme ultra violent, profondément marqué par la guerre d'Algérie, voulant mener la grande vie et grand amateur de femmes. On découvre aussi les liens plus ou moins avoués qu'il a entretenus avec l'OAS, son absence totale de remords quand il s'agit de tuer quelqu'un.
Les acteurs sont bons - notamment Gérard Depardieu dont on aurait pu désespérer - la mise en scène est dynamique. Mention spéciale à la séquence d'ouverture du film, qui permet la transition avec la deuxième partie de l'histoire de Jacques Mesrine. En effet, la suite est prévue sous le titre L'ennemi public n°1 en décembre.
23 octobre 2008
Breaking dawn
Depuis un mois qu'Ei m'avait rapporté le dernier tome de la saga Twilight en direct du pays-du-hamburger, je n'avais pas eu l'occasion de m'y mettre - bah oui, Zola, Stieg Larsson et Moorcock sont passés avant. Cet oubli est désormais réparé et, après deux soirées et une journée dans mon canapé et de nombreux trajets en métro, j'en suis venue à bout.
L'histoire reprend juste après la fin du précédent tome, et nous fait découvrir la relation des deux héros une fois mariés et confrontés à un certain nombre de problèmes... Je ne peux pas en dire plus sous peine de spoiler, donc il faudra vous en contenter.
C'est toujours aussi agréable à lire, fluide, parfois drôle, parfois poignant, même en anglais, et les évènements s'enchaînent logiquement. Personnellement, je regrette que cet enchaînement soit tellement logique qu'il en devienne transparent : j'ai vu venir presque tous les évènements importants de l'intrigue 20 à 50 pages à l'avance. En outre, et même si c'est une des raisons pour lesquelles j'aime cette série (mon côté fleur bleue ado), le happily ever after est un peu trop happy. Presque fade.
Quoiqu'il en soit, il faudra s'en contenter puisque, contrairement à ce qui était annoncé auparavant, Stephenie Meyer a renoncé à publier Midnight sun qui aurait dû présenter l'histoire du point de vue d'Edward, suite à une fuite sur internet de ses premiers essais.
22 octobre 2008
Gastronomie russe
Dimanche, en rentrant d'une cousinade (copyright Zaria) à La Varenne, en voiture, nous nous sommes retrouvés englués dans les bouchons. A tel point qu'en désespoir de cause, mon frère, l'Anglais et moi avons quitté le navire la voiture aux environs de la gare de Lyon pour rentrer en métro. Et alors que Monsieur Tur partait de son côté, nous avons fait escale dans la boutique d'un traiteur russe.
Après un arrêt légitime au rayon vodka - c'est bientôt Noël après tout - où bien entendu l'Anglais n'a pas pu résister à ses origines (biologiques, celles-ci) et a investi. Le commentaire de la vendeuse se voulait rassurant : "Ca se boit comme de l'eau." Ben voyons. Personnellement, je ne pense pas que ça donne la gueule de bois comme de l'eau...
Nous avons ensuite succombé à l'appel du caviar d'aubergine - institution culinaire pour nous deux - et des cornichons à la russe, comme ceux qui traînent dans les frigos de mes parents depuis toujours. L'Anglais a ensuite voulu de la cacha, sarrasin utilisé comme du riz ou des pâtes, gros souvenir d'enfance. J'ai frénétiquement résisté au pain noir - désolée Matou, je ne suis pas ta digne fille - mais nous avons pris des raviolis aux pommes de terre.
Retour à la maison et test desdits raviolis accompagnés de crème fraîche : c'est bon et idéal pour faire des calories par grand froid ! Il ne manquait plus qu'un peu saumon fumé pour parfaire le dîner.
19 octobre 2008
Coluche, l'histoire d'un mec
Enfin une chronique cinéma ! Il est vrai qu'entre nos sorties costumées, les fêtes de famille et les maladies à répétition, nous ne n'avons pas beaucoup fréquenté les salles obscures ces derniers temps.
Le film Coluche a fait l'objet ces derniers jours d'une publicité importante "grâce" à l'ancien producteur du comique qui contestait le sous-titre du film. Je vous épargne les développements de l'histoire, disponibles dans tout bon journal.
Il est donc ici question d'un moment dans la vie de Coluche, ou plutôt de Michel Colucci, humoriste. A l'automne 1980, alors qu'il est un artiste reconnu et populaire, Coluche décide de se présenter à l'élection présidentielle de 1981, afin de contrer les hommes politiques et leurs discours répétitifs. Ce qui devait être à l'origine une blague - et un coup de pub - prend de telles proportions que les politiques s'effraient pour de bon...
La première chose qui frappe, c'est la métamorphose de François-Xavier Demaison en Coluche. Il arrive à prendre la voix et les intonations bien connues de l'artiste, son jeu lors des représentations est le même, à certains moments le mimétisme est parfait. Mais surtout, il parvient à rendre humain un personnage que nous connaissons désormais presque uniquement par les images qui nous sont diffusées, évoquant ses doutes, ses déboires et ses excès.
Le film est bien, mais l'on peut comprendre les réticences de la famille de Coluche : en effet, l'aspect présenté ici est assez éloigné de l'image lisse et belle du comique au grand coeur qu'on nous ressort tous les ans - même si celle-ci n'est sans doute pas fausse.
18 octobre 2008
Mantegna
Vendredi soir, alors que l'Anglais était en concert avec son groupe, je suis allée me promener au Louvre avec N-chat pour visiter l'exposition Mantegna. Un tel choix peut déconcerter, mais je n'ai pas une âme de groupie, et cela fait du bien à mon amoureux de ne pas m'avoir sur le dos pendant une soirée.
Mantegna est un peintre italien de la fin du XVème siècle, dont l'essentiel de la carrière s'est déroulé à la cour des ducs de Mantoue. L'exposition retraçait sa carrière artistique, présentant les oeuvres qui l'avaient ou auraient pu l'inspirer, sans pour autant se limiter à la peinture - l'exemple du portrait de Sainte Euphémie inspiré d'une sculpture était saisissant. On peut admirer des peintures, certes, mais aussi des dessins, des enluminures et d'autres supports.
A la moitié de la vie de l'artiste, sont présentées des objets reprenant ses oeuvres - médailles en métal, gravures... ainsi que les peintres qu'il a inspirés - on peut citer entre autres le Corrège et Ghirlandaio. Alors que Mantegna a été un peintre officiel, on peut regretter que la majeure partie de l'exposition présente des oeuvres à caractère sacré et peu de sujets profanes. Certes, certaines sont remarquables - en particulier La Vierge de la victoire - mais une de ses oeuvres les plus célèbres - un tableau de la cour de Mantoue - n'était pas exposée.
D'un point de vue plus léger, cette exposition a été pour moi l'occasion d'avoir un matériau extrêmement bien documenté sur l'habillement en Italie - et un peu en Flandres - dans la seconde moitié du XVème siècle.
Quoiqu'il en soit, c'est une belle exposition, malheureusement bondée, comme souvent au Louvre, surtout pendant les nocturnes. Je recommande particulièrement toute la série de peintures à thème mythologique pour le cabinet d'Isabelle d'Este, duchesse de Mantoue.
16 octobre 2008
Zola et moi
Amis lecteurs, vous n'êtes pas sans savoir que j'adore l'oeuvre de Zola - j'ai même consacré un article à l'un de ses romans il y a quelques mois - et je vais donc vous raconter ma dernière lecture. Ayant décidé de lire la série des Rougon-Macquart dans l'ordre, je viens de finir L'Argent. Cette lecture pourrait être comme toutes les autres sans le contexte actuel : le roman raconte en effet l'histoire d'un spéculateur en bourse qui, après avoir créé une banque, est rattrapé par ses idéaux de grandeur et ruine sa banque et ses actionnaires. Cela ne vous rappelle rien ?
Pour vous donner une idée, un petit extrait...
"Dès six heures, tout ce monde de joueurs, d’agents de change, de coulissiers et de remisiers, après avoir, les uns établi leur gain ou leur perte, les autres arrêté leurs notes de courtage, allaient se mettre en habit, pour finir d’étourdir leur journée, avec leur notion pervertie de l’argent, dans les restaurants et les théâtres, les soirées mondaines et les alcôves galantes."
A part le vocabulaire, l'idée générale reste la même, vous ne trouvez pas ?
15 octobre 2008
Et pendant ce temps-là, le chat...
...joue (ici avec la sangle de mon appareil photo).
...découvre le monde (graine de geek !).
...joue la coquette (ou cherche simplement son équilibre).
14 octobre 2008
Kabocha nabe
La semaine dernière, suite à une visite à l'épicerie coréenne, j'ai passé plusieurs jours à épuiser mes provisions en multiples inventions japonisantes. Outre les classiques niku-jaga et tori soboro, j'ai usé de mes talents sur le kabocha, ou potiron japonais. Ce légume a une saveur proche de celle du potimarron, légèrement sucrée et douce. Je l'ai utilisé dans une version salée, mais il s'adapte très bien aux recettes sucrées.
Dans une casserole, faire bouillir 400ml de dashi - eau + quelques grammes de dashi no moto, équivalent du bouillon cube. Découper le kabocha en morceaux sans ôter la peau, éplucher et tailler en tronçons 3 carottes. Mettre le tout à bouillir avec deux cuillères à soupe de mirin et une cuillère à soupe de sucre en poudre. Quand les légumes sont cuits, ajouter environ une cuillère à soupe de shôyu.
Nota : J'ai servi ce plat avec du yakiniku, fines tranches de boeufs revenues dans un peu d'huile de sésame. Le kabocha n'a pas besoin d'être épluché pour être consommé.


