31 janvier 2009
Les insurgés
Vendredi soir, petite séance ciné sur les Champs. L'Anglais et moi avions très envie de voir Les insurgés, film anglais sur la résistance juive pendant la seconde guerre mondiale, avec Jamie Bell et Daniel Craig.
Biéolrussie, 1941. Les Juifs sont assemblés dans des ghettos ou massacrés dans leurs villages, alors que la police locale aide les SS et la Gestapo. Les frères Bielski, originaire d'un petit village en bordure de forêt, parviennent à s'échapper alors que leurs parents sont tués. Ils décident de vivre dans la forêt et de s'y installer afin d'échapper à la tuerie. Alors qu'ils n'envisageait qu'une fuite en famille, ils sont peu à peu rejoints par d'autres fuyards et décident de s'organiser pour vivre...
C'est un film remarquable. L'image, légèrement ternie, souligne l'intensité dramatique de l'histoire, alors que les acteurs sont tous excellents. Daniel Craig nous prouve qu'il est capable d'interpréter un personnage tout en nuances et en doutes, et l'on découvre Liev Schreiber, que je ne connaissais pas du tout, explose dans son rôle de grand dur, et Jamie Bell confirme tout son talent.
Outre ces qualités, le film raconte une histoire en tous points vraie : la survie d'un groupe important de Juifs dans les forêts biéolorusses de 1941 à 1945. Il dépeint l'organisation de la vie commune, la fuite de tout un ghetto vers la forêt, mais aussi les moments de joie et de peine du camp. Cette histoire est une véritable leçon d'humanité. A voir absolument.
25 janvier 2009
Le mystère et l'éclat
Ce matin, je suis allée me promener au musée d'Orsay, avant tout parce que j'avais envie de prendre l'air et que j'ai réalisé que cela faisait bien cinq ans que je n'y avais pas mis les pieds. Ou peut-être six. Malgré mon arrivée matinale, il y avait déjà pléthore de touristes, mais on pouvait tout de même avancer sans trop d'encombres.
Par hasard, j'ai découvert l'exposition Le mystère et l'éclat, qui finit la semaine prochaine. Cette exposition propose un panorama de l'art du pastel en France, de la fin de l'Ancien Régime au début de la première guerre mondiale.
La scénographie est claire, aérée, les cartels sont compréhensibles - ce qui change agréablement du Louvre où l'on a souvent l'impression de devoir posséder un doctorat en histoire de l'art pour comprendre quelque chose aux explications. Après quelques précisions sur ce qu'est le pastel et sur sa fabrication, les salles s'enchaînent chronologiquement, présentant l'utilisation que les grands courants artistiques du XIXème siècle - impressionnisme, symbolisme, romantisme... - ont faite du pastel.
Outre des salles consacrées à Degas ou Millet, avec des oeuvres parfois très connues, l'exposition joue aussi sur l'aspect méconnu de certains peintres - montrant ainsi une oeuvre monumentale de Mucha, très sombre, intitulée Le gouffre. Enfin, d'un point de vue plus personnel, cette exposition aura eu le mérite de me "réconcilier" avec Odilon Redon, artiste que je ne supportais plus depuis la (douloureuse) exposition La peinture comme crime.
22 janvier 2009
Enquête
Ca n'en finit plus, me direz-vous. Oui et non. Afin d'aider un de mes amis - que nous appellerons le Compositeur - je me permets de mettre en ligne cette enquête. Toutes les personnes qui ont vu/lu la série (ou tout du moins le premier tome) sont invitées à répondre dans les commentaires. Comme c'est un de mes lecteurs, il pourra voir vos réponses directement.
Je vous rassure, même si votre pseudo apparaît dans les commentaires, il ne vous connaît pas de visu.
- Avez-vous lu la saga Twilight?
- Avez-vous aimé la saga Twilight?
- Avez vous aimé le film?
- Avez vous considéré le film comme fidèle à l'esprit du bouquin?
- Avez-vous été marquée par la musique dans le film?
- Avez vous acheté ou téléchargé LEGALEMENT l'album (chansons du film + Bella's Lullaby)? (si vous l'avez téléchargé ou obtenu illégalement, l'enquête n'a plus lieu d'être)
- Avez vous acheté ou téléchargé LEGALEMENT le score (musique originale donc instrumentale de Carter Burwell)?
- Si oui, pourquoi avez-vous acheté ce CDs?
- Si oui, quelle plage avez-vous préféré?
- Si non, pourquoi ne pas l'avoir acheté?
- Que vous l'ayez acheté ou non, pensez-vous globalement que l'achat de ce CD permet 1°) d'apprécier une musique que vous avez découvert dans le film et que vous pensez de qualité 2°) de prolonger l'émotion d'un film qui vous a marqué 3°) ou d'avoir une musique correspondant à l'univers que vous appréciez?
- Enfin, dernière question, lorsque vous avez lu le livre, où il est selon mes sources beaucoup question de musique (de la berceuse jouée par Edward ou de Debussy), attendiez vous particulièrement quelque chose de la musique du film?
Voilà, amusez-vous bien.
19 janvier 2009
I'm in love with my car...
Rendons à César ce qui est à César, ce n'est pas vraiment ma voiture, mais celle de l'Anglais, qu'il me prêtera avec empressement le jour où j'aurai (enfin) décroché mon permis. Comme je ne suis toujours pas inscrite au code, on a encore quelques années à attendre...
Tout ça pour dire que grâce aux multiples aides gouvernementales, à la destruction d'un PEL et aux tuyaux de belle-maman jamais à court de bonnes idées, nous roulons désormais dans une voiture neuve. Cela peut paraître accessoire, mais quand on pense que l'ancienne avait près de 15 ans et quelques soucis récurrents, c'est un grand changement.
C'est une 107 grise, comme sur la photo, 5 portes et un tout petit coffre - mais on a quand même réussi à caser la valise, les deux sacs de victuailles, le carton de vin, le chat, la housse à vêtements et le bazar médiéval hier - et de la place pour les jambes.
Gotta feel for my automobile...
17 janvier 2009
De bons présages
Voici le dernier roman que je viens de finir, co-écrit par Terry Pratchett et Neil Gaiman. Forcément, entre deux chapitres du Genji-monogatari et après Zola (oui, encore), j'avais besoin de m'aérer la tête. Le livre appartient à l'Anglais, et a été publié par une maison d'édition... comment dire... où certains membres de la famille ont été actifs.
L'Apocalypse est pour bientôt, et plus précisément pour dans onze ans. C'est pourquoi les forces infernales font naître l'Antéchrist en Angleterre. Aziraphale et Rampa, archange et démon, sont plus ou moins amis, ou du moins collaborent de temps à autre, et réalisent qu'en fait, l'Apocalypse, ça ne les tente pas plus que cela... Ils décident donc de voir comment ils peuvent influer sur le cours de l'histoire. Dans le même temps, d'autres personnages se croisent, du sous-doué en mécanique et informatique à la prophétesse trop bien renseignée, en passant par l'Inquisiteur Général.
Vous l'aurez compris, comme la majorité des oeuvres de Pratchett, le délirant n'est jamais loin du fantastique. On rit beaucoup de certaines situations, on retrouve les notes de bas de page totalement loufoques, on saluera la modernisation du mythe des quatre cavaliers de l'Apocalypse. Cependant, il faut souligner certaines longueurs au milieu du roman, même si la fin est plus entraînante et fait oublier le rythme un peu poussif de l'intrigue.
15 janvier 2009
Emma Shapplin
Je ne vous ai pas oubliés, je suis en train de préparer quelques articles, malheureusement cela prend du temps... Pour vous faire patienter, voici une chanson qui me trotte dans la tête depuis hier. J'étais très fan d'Emma Shapplin quand elle a sorti l'album Carmine meo, et ses chansons ont toujours eu pour moi un réel pouvoir évocateur. J'ignore pourquoi cette chanson est ressortie brusquement, mais je pense que vous comprendrez pourquoi j'adore sa musique.
11 janvier 2009
Che - L'Argentin

Après la bluette pour ados, nous avions envie de voir un film un peu plus intelligent, et avons jeté notre dévolu sur la première partie de la biographie du Che réalisée par Steven Soderbergh.
Le film débute en 1954, par la rencontre de Guevara et de Fidel Castro au Mexique, et les débats sur la nécessité de mener la révolution par les armes. C'est ainsi que nous suivons l'itinéraire de celui qui deviendra le Che, de marche dans la jungle en campement de fortune, jusqu'à la prise de Santa Clara.
La narration est entrecoupée de scènes de la visite de Guevara aux Etats-Unis en 1964, de l'interview qu'il accorde à une journaliste - et des questions sur son rapport à la révolution et au marxisme - ainsi que de son intervention à la tribune des Nations Unies. Ces incursions dans un futur proche sont réalisées en noir et blanc, alors que l'essentiel du film est en couleur.
Le film est bien réalisé, les acteurs sont bons, la narration impeccable et vivante. Mais il faut néanmoins souligner que l'on s'ennuie. C'est dur à admettre, surtout pour un tel film, mais il n'y a qu'une succession de scènes de jungle et de guerilla.
En outre - et là cela rejoint mes convictions anti-communistes ancrées dans mon ADN - le personnage du Che est beaucoup trop lisse à mon goût. Bien entendu, comme le film est adapté de son autobiographie, il est évident qu'il ne s'est pas donné le mauvais rôle. Malheureusement, cela le rend fade et ne cherche qu'à perpétuer son image de cavalier blanc libérateur de Cuba, alors qu'il avait tout de même un sacré nombre de morts sur la conscience.
De son côté, Fidel Castro n'est traité que comme un personnage subalterne, qui n'apparaît que pour orienter les pas de Guevara dans telle ou telle direction. Par certains côtés, il me rappelle John Malkovitch en Talleyrand dans le très mauvais téléfilm sur Napoléon, quand il surgissait tel le diable hors de sa boîte pour souffler à Christian Clavier quoi faire à présent.
Enfin, et sans dénier les qualités d'acteur de Benicio del Toro, je ne pense pas que sa performance méritait le prix d'interprétation à Cannes, mais peut-être que l'afflux de biopics ces derniers temps rend ce genre d'incarnation moins extraordinaire.
07 janvier 2009
Twilight
Je n'ai pas pu résister, j'ai traîné l'Anglais au cinéma dès ce soir pour aller voir Twilight, le film adapté de la fameuse série pour ados. Si, si, si, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises.
Comme le scénario est adapté à la virgule près, avec tout de même quelques coupures pour rester dans le format d'un film, inutile que j'en parle. A tout hasard, vous pouvez aller faire un tour dans ma rubrique bouquins. Je vais plutôt me concentrer sur les bons et les mauvais points du film.
Premier souci, et de taille : le public. Nous avons failli péter un câble à cause des trois cailleras qui se sont amusés à commenter l'intégralité du film. Comme en plus ils étaient loin d'être des lumières, je ne suis même pas sûre qu'ils aient tout compris à l'intrigue...
Commençons par les personnages. C'est un peu la loterie...
Alice : exactement l'image que l'on s'en fait, sauf que je l'aurais vue plus petite.
Jasper : on dirait que l'acteur a passé l'intégralité du tournage à fumer, et sans doute pas que du tabac.
Emmet : comme Alice, bon choix pour l'acteur et le côté "baroudeur".
Rosalie : trop facilement réduite au rôle de "blonde pouffe".
Edward : meilleur jeu que Hayden Christensen. Au moins quatre expressions différentes (mais c'est pas grave, je ne suis pas difficile).
Bella : bien trouvée, jolie, joue bien.
Esmée : l'actrice a l'air trop âgée par rapport à son double livresque et aux autres personnages du film.
Carlisle : ... No comment. Je vous laisse vous faire une idée...
Voilà pour les personnages principaux. Les personnages secondaires sont bien trouvés - à l'exception de la mère de Bella qui ne correspond pas du tout au portrait qui en est donné dans toute la série - les acteurs sont bons. Mention spéciale pour le casting Indiens, car apparemment ce n'était pas facile.
Pour ce qui est du film en lui-même, et contrairement à Largo Winch il y a 15 jours, c'est une bonne adaptation, on n'est pas déçu, c'est très fidèle à l'oeuvre originelle. Les paysages sont magnifiques - ça m'a rappelé un peu le Canada, mais en même temps ça se passe dans l'état de Washington - les décors sont bien dans l'ambiance - la maison des Cullen est vraiment une trouvaille. J'ai beaucoup apprécié les séquences humoristiques, la scène où Edward joue du piano (mais c'est mon côté fleur bleue qui ressort) et le combat au studio de danse.
Côté points négatifs, je citerai la manière dont c'est filmé : trop de ralentis, effets spéciaux mal placés, quelques scènes inutiles... J'ai aussi regretté que le rôle des Indiens soit réduit à sa plus simple expression et que l'arrivée des autres vampires soit révélée aussi vite.
Allez, pour conclure, une petite polémique. En arpentant le web, j'ai lu un critique au vitriol du film, rédigée par une bloggeuse américaine : elle dénonce le côté sexiste et macho d'Edward (qui n'apprécie Bella que pour son apparence ou son odeur), la fadeur de Bella (aucune décision personnelle) et craint qu'il ne s'agisse d'un nouveau Blanche-Neige, visant à persuader les jeunes filles en fleur que c'est ça le romantisme.
J'ai trouvé la critique un peu outrée, mais je ne suis pas totalement en désaccord. Et vous ?
06 janvier 2009
A qui le tour ?
Autour de moi, en ce moment, c'est en train de devenir un sujet d'actualité... brûlante. Depuis quelques mois, mon entourage a décidé de mettre en oeuvre le précepte "Croissez et multipliez-vous". Résultat : une croissance fulgurante du nombre de grossesses et de naissances. Et insidieusement, un petit jeu a démarré : qui sera la prochaine. Au bureau, depuis hier - retour de congé mater d'un côté, prochain départ de l'autre - on me regarde avec insistance, et ça devient franchement lourd.

Photo d'Ann Geddes, remarquable photographe australienne
Je n'ai rien contre les naissances, le bonheur maternel et toute cette sorte de choses. Je suis moi-même très désireuse de vivre cette expérience. Mais pas maintenant. Surtout pas. Je n'ai ni l'envie, ni l'état d'esprit, ni les moyens de devenir mère. Plus tard, un jour.
Bon, ce coup de gueule n'a pas grand-chose à voir avec le ton habituel du blog, mais c'était juste pour marquer le coup.
02 janvier 2009
Treat yourself, girl !
Alors que mon cher et tendre travaillait, j'ai profité de mon week-end prolongé pour me faire plaisir. Puisqu'il m'avait demandé de lui confectionner un bentô hier soir - ce que j'ai fait, je suis merveilleuse d'abnégation* - il était hors de question que, de mon côté, je mange des pâtes au beurre.
J'ai donc mis à profit les petites cassolettes à pois blancs offertes par la Reine Mère, et voici les résultats :

Oeuf cocotte à l'estragon et au parmesan

Parmentier de canette au potiron.
L'aspect liquide est dû au reste de sauce de rôti que je n'ai pas eu le coeur de sacrifier.
Et voilà. Je ne donne pas les recettes, car elles sont tellement simples - de l'art d'accomoder les restes - que ce serait un peu me faire mousser pour pas grand-chose.
*Ou pas. Faire la cuisine m'a permis d'éviter une partie du rangement et de me faire une réputation de petite amie de choc auprès de ses collègues. Muhahaha.

