Welcome to my life

Un blog pour faire état de ma vie, mais aussi de mes rencontres et découvertes... Bonne visite

27 mai 2009

Millenium

milleniumToujours dans la série "les polars venus du froid", je suis enfin allée voir l'adaptation cinématographique du premier roman de la série de Stieg Larsson. Mais si, souvenez-vous, j'ai pas arrêté de vous bassiner avec ça.

Je ne reviendrai pas sur l'histoire, soit vous avez déjà lu le bouquin, soit vous parcourez mon blog, soit vous ne voulez pas en entendre parler, donc c'est inutile.

A l'attention de Matou : attention, un spoil se cache peut-être dans ces lignes (je prends mes précautions maintenant).
Le film est bien fait, les personnages correspondent globalement à l'idée que l'on se fait d'eux dans le roman. L'intrigue est respectée et l'enquête progresse de la même manière - cela m'a même permis de me remettre en tête certains détails. Personnellement, je regrette que seule la partie policière ait été exploitée, au détriment de l'aspect journalistique et financier : cela réduit le roman à un simple polar, ce qu'il n'est pas, du moins à mes yeux. J'avoue également que les 10-15 dernières minutes m'ont un peu donné envie de bondir, car non seulement on sent bien que le réalisateur avait besoin de caser le dénouement final en très peu de temps, mais aussi qu'il a cherché à "humaniser" Lisbeth Salander, ce qui gâche les choses.
En outre, certaines images intercalées dans la narration "spoilent" joyeusement le tome deux à tous ceux qui ne l'auraient pas encore lu. Enfin, même si le film a été interdit aux moins de 12 ans, certaines scènes sont particulièrement difficiles, voire insoutenables, et je ne comprends pas ce classement "léger" (ça fait réac ? je m'en fous).

millenium_photo_afficheJe tiens néanmoins à souligner la performance des acteurs, qui parviennent à donner vie à leurs personnages sans être écrasés par eux, et en particulier celle de Noomi Rapace, interprète de Lisbeth Salander. Elle réussit à rendre le côté impénétrable et froid de l'héroïne sans pour autant tomber dans la caricature ou le "robot".
Et pour l'anecdote, le suédois, ça se comprend beaucoup mieux que l'islandais !

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25 mai 2009

Jar City

jar_cityCe week-end, l'Anglais et moi étions au vert chez ses parents, et nous avons eu l'opportunité d'aller voir Jar City, polar islandais (en version originale s'il vous plaît).

Reykjavik. L'Inspecteur Erlendur enquête sur ce qui se présente comme un meurtre banal. La découverte de la photo d'une tombe sur les lieux du crime donne cependant un nouvel aspect à l'affaire, qui se retrouve mêlée à des évènements vieux de plus de 30 ans. Mensonges, meurtres et fichage génétique de la population islandaise se retrouvent alors étroitement mêlés...

Jar_City_1_793064Difficile d'en dire plus sans révéler l'intrigue - et j'entends pourtant certains esprits chagrins me faire la morale. Adapté du roman éponyme, le film donne une impression de froideur, de précision chirurgicale, aidé en cela par une image au grain assez visible, avec des scènes sombres même en extérieur. Certaines scènes m'ont semblé à la limite du supportable, mais sans doute pour générer un profond sentiment de malaise et le questionnement du spectateur. Si l'on ajoute à cela la langue islandaise qui semble parfaitement incompréhensible à l'exception de certains mots, on aura l'idée générale : un film qui décontenance, efficace et avec une intrigue fouillée.

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20 mai 2009

Lancelot du Lac

Guenievre_LancelotA coup sûr, Lancelot est le personnage le plus connu de tout le cycle arthurien. Enlevé à sa mère après la mort de son père le roi Ban, il fut élevé par la Dame du Lac, en compagnie de ses cousins Lionel et Bohors. A l'âge d'homme, il est fait chevalier et devient le plus brave et le plus vaillant de tous, surpassant même Gauvain, et objet de l'admiration de chacun.
Il est l'image du parfait chevalier : intraitable avec ses ennemis mais sachant faire grâce, toujours protecteur des faibles et défenseur de la justice gagnant les duels judiciaires, bon chrétien et parfaitement dévoué à sa dame. Car l'histoire de Lancelot est indissociable de celle de son amour pour la reine Guenièvre, en ce qu'il constitue sa raison d'agir et d'être.
Souvent moqué ou tourné en dérision dans les divertissements récents (cf. les Monty Pythons : "Lancelot, are-you gay ?" ; ou tout simplement Kaamelott), c'est en réalité un personnage complexe, souvent "coincé" entre sa foi de chevalier et sa foi d'amant, son honneur et son amour.

Lancelot

Le roman n'est pas celui de Chrétien de Troyes, mais celui, en prose, d'un auteur anonyme du début du XIIIème siècle. L'histoire commence avec la mort du roi Ban et la substitution de Lancelot, jusqu'à l'épisode dit "de la fausse Guenièvre". Outre les qualités narratives du roman, qui intercale de nombreux épisodes et personnages annexes, c'est un témoignage remarquable des moeurs et modes de pensée de l'époque. Encore aujourd'hui, il sert de référent en matière de droit coutumier féodal.
Certes, on peut trouver que les scènes de bataille et de joute se suivent et se ressemblent, que le roi Arthur est quand même un peu idiot, qu'il y a toujours des demoiselles qui se promènent seules dans la forêt, mais cela reste une lecture agréable et divertissante.

Posté par kleoinparis à 22:14 - Bouquins - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2009

Flashtag

En attendant la chronique de mon anniversaire à répétition, et comme cela fait 15 jours que j'ai été taggée, voici un petit questionnaire (ardu, quand même). Soyez indulgents, la culture et moi, ça reste une histoire d'amour très classique...

absence

Quels artistes restent trop méconnus ?

Les anonymes. Tous ces artistes dont le métier était, à une époque, de créer de la beauté et non d’en tirer une gloire personnelle (les artistes de l’Antiquité et du Moyen-âge essentiellement). Même si certains sont connus, que sait-on vraiment d’eux et de leurs œuvres ?

Quelles œuvres obscures méritent le qualificatif de chefs d’oeuvre ?

J’ai bien envie de répondre La porte de l’enfer, film japonais de 1957 qui fut primé à Cannes. C’est pas très connu, mais sans doute un des plus beaux films que j’aie vu.

Quel artiste globalement médiocre aimez-vous quand même pour une création sublime ?

Marc Lévi pour Un conte d’auteurs, très courte nouvelle co-écrite avec Sophie Fontanel pour un supplément estival du ELLE. C’était très divertissant. Mais bon, ça reste du Marc Lévi.

Quand un chef d’oeuvre inconnu devient connu, continuez vous de le vénérer de la même façon ?

Bonne question. En général, je ne connais que les chefs-d’œuvre déjà acclamés et encensés. Je peux même les vénérer, mais je ne suis pas "découvreuse". Si jamais cela m’arrive, je vous le dirai.

Sinon, quand j’aime un truc 6 mois avant tout le monde (que ce soit "culturel" ou pas), ça m’énerve toujours un peu que les gens trouvent ça génial après. Mais c’est parce que je ne suis pas prêteuse.

Internet favorise-t-il ou amoindrit-il votre quête de trésor caché ?

J’adore Internet. Que ferais-je sans Google pour mes multiples recherches iconographiques ?

Quels artistes récemment réévalués n’auraient jamais dû l’être ?

Gérald de Palmas. Pour moi, ce type n’a jamais écrit qu’une seule chanson qu’il nous ressort régulièrement sur les ondes. Ca me fait vomir par les oreilles (si, si, c’est possible).

Il paraît que je dois passer le flambeau...

Je dirais bien à Imihel de s'y mettre mais j'ai peur que cela reste lettre morte... En attendant, est-ce que mèredefamilleheureuse pourrait répondre ? Et peut-être Dame Thalie (allez, un effort) ?

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13 mai 2009

Bonté divine !

bonte_divineHier soir, nous sommes allés au théâtre avec Sylve voir Bonté divine à la Gaîté Montparnasse. Lors de rencontres inter-religieuses, un prêtre, un imam, un rabbin et un moine bouddhiste se retrouvent coincés dans les bâtiments. Ce coup du sort est alors propice à l'échange d'idées, de plaisanteries et de doutes sur la religion en général.

Les acteurs, emmenés par Roland Giraud, sont tous excellents. Le propos est juste, les répliques enlevées, on rit, on frémit, on s'interroge... Le principe du huis clos est intéressant et bien exploité.
Je ne peux que vous conseiller d'aller voir cette pièce !

Posté par kleoinparis à 10:12 - Spectacles - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mai 2009

Star Trek

Star_TrekToujours dans la série "cinéma intellectuel et films d'auteur", nous sommes allés voir le nouveau Star Trek. Alléchés depuis plusieurs semaines par une bande-annonce prometteuse, je dois reconnaître que nous n'avons pas été déçus.

Je connais mal la série Star Trek - j'ai vu le troisième film lors d'une diffusion télé il y a plus de 10 ans - et surtout par les parodies - en particulier l'excellent Galaxy Quest. Mais bon, on sait quand même que le Capitaine Kirk commande le vaisseau Enterprise avec un type aux oreilles pointues du nom de Spock - non, pas mon père, l'autre - et parcourt l'univers pour des aventures toujours renouvelées.
Ce nouveau film a fait le pari, plus de 40 ans après les débuts télévisés de donner un coup de jeune à la série et de revenir sur les origines des héros - un procédé désormais classique si l'on en juge par les derniers blockbusters de superhéros. Nous retrouvons donc le jeune James Kirk, tête brûlée, séducteur et légèrement irresponsable, face à Spock, luttant contre ses démons intérieurs et les préjugés de sa race. On assiste à leur enfance, leur entrée dans Starfleet et l'aventure qui sera à l'origine de leur amitié légendaire.

star_trek_11_chambliss_2C'est un très bon film du genre : le scénario tient debout, et parvient même à faire le lien avec toute l'histoire précédente sans se répéter, les répliques sont efficaces, les effets spéciaux magnifiques, l'humour omniprésent. On sent également que les producteurs nous préparent d'autres films, mais c'est devenu une habitude. Si l'Anglais a regretté que l'histoire ne soit pas un peu plus longue, j'ai été totalement transportée.
"Long life and prosper."

Posté par kleoinparis à 14:30 - Cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mai 2009

Guédelon

Mai_2009_003Je sais, j'ai mis le temps pour poster. Mais que voulez-vous, une grosse flemme est si vite arrivée... Voici donc la suite de nos aventures en vacances.

Après le Val de Loire, direction la Bourgogne, et plus précisément Guédelon, chantier médiéval. Ici, depuis 1996, des passionnés construisent un château avec les techniques et les moyens du XIIIème siècle. Prévu pour durer environ 25 ans, le projet avance bien et draine nombre de visiteurs. Aujourd'hui, le premier étage du logis est presque achevé, la tour maîtresse s'élève, le pont dormant est fini... Une petite exposition retrace les différentes étapes de la construction depuis le début, ainsi que les étapes à venir, et la fin estimée des travaux.

Mai_2009_005Malgré le temps gris et la température un peu fraîche, nous avons pu profiter de cette visite, prenant le temps de poser quelques questions aux volontaires - toujours disponibles - et zizagant entre les groupes de scolaires.

Posté par kleoinparis à 17:01 - Moyen-Age - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mai 2009

Chenonceau et Loches

HPIM4160Puisque l'Anglais et moi sommes en vacances dans le Val-de-Loire, autant en profiter pour visiter la région. Et qu'y trouve-t-on avant tout ? Des châteaux. C'est donc le coeur vaillant - 2h de route quand même - que nous sommes partis en excursion hier pour Chenonceau.
HPIM4163L'endroit est certes célèbre pour avoir accueilli Diane de Poitiers ou Catherine de Médicis, mais il doit essentiellement sa renommée à la galerie à arcades construite sur le Cher (et non la Loire comme je me suis plue à la répéter tout le week-end). Pour avoir visité les principaux châteaux de la Loire, de Chambord à Angers, à plusieurs reprises, je gardais un souvenir émerveillé de celui-ci. Il est vrai que l'édifice est très beau, de même que les pièces de mobilier qui y sont conservée. Mais c'est beaucoup plus petit que je ne me l'imaginais ! Encore un mythe qui s'effondre.
Après avoir parcouru les appartements - en particulier les chambres ayant toutes accueilli un ou plusieurs personnages célèbres - nous nous promenons dans le jardin. La visite s'achève par une course dans le labyrinthe, remportée haut la main par l'Anglais.

HPIM4167Suite de nos aventures à Loches, où se dresse un des plus anciens donjons de la région, érigé par Foulques Nerra au XIème siècle. La visite se fait en plusieurs parties. Dans la section "donjon", on peut non seulement admirer les vestiges de la tour forte du XIème siècle (à 36m de hauteur, sans sol ni plafond), mais aussi la tour Louis XI qui servit de prison, ainsi que l'une de fameuses cages dans lesquelles celui-ci a fait enfermer certains comploteurs.
HPIM4169On peut également visiter un très joli jardin médiéval - en pleine saison des glycines, qui plus est - duquel on peut voir les impacts des boulets lancés lors des différents sièges.

HPIM4173Le parcours se poursuit dans la cité médiévale jusqu'à la collégiale Saint-Ours où l'on peut admirer le gisant d'Agnès Sorel, favorite de Charles VII morte à 25 ans. Malheureusement, l'arrivée d'un groupe de scolaire gâche un peu la visite.
HPIM4175Dernier arrêt au logis royal, château construit aux XVème et XVIème siècles et qui accueillit entre autres Anne de Bretagne - son oratoire privé est entièrement décoré d'hermines héraldiques. Le lieu est un peu vide, mais le décor majestueux, et une intéressante exposition retrace les recherches effectuées pour déterminer la cause de la mort d'Agnès Sorel (la même) en 2005. Et le verdict est... le mercure, mais on ne sait pas pourquoi il a été administré.

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01 mai 2009

X-Men Origins : Wolverine

Pour célébrer nos vacances, l'Anglais et moi nous sommes levés plus tôt que d'habitude et sommes allés au cinéma voir Hugh Jackman et ses pectoraux le dernier film tiré des licences Marvel.

wolverine_origins_jackmanLe but du film est de donner un passé à un personnage amnésique, et pour ce faire, d'adapter le comics déjà paru sur ce thème. On assiste donc à la découverte des pouvoirs du héros, à l'élaboration de son étrange lien avec Dents de sabre (l'excellent Liev Schreiber déjà vu dans Les insurgés) et on apprend enfin la vérité sur le fameux squelette en adamantium.
Le scénario est "normal" pour un film de ce genre : riche en rebondissements, certains plutôt originaux, avec des sentiments exacerbés et le quota de scènes d'action. La principale critique repose sur l'abondance d'effets spéciaux : trop c'est trop. Là où, dans le premier volume d'X-Men, l'acteur portait de vraies prothèses, il est ici trop évident qu'il s'agit d'images de synthèse. Il en est de même pour les explosions, un peu trop "parfaites", ou pour une ou deux scènes pseudo-poétiques. Néanmoins, ça se regarde bien, ça se digère bien, c'est idéal en cette période de congés.

Posté par kleoinparis à 18:27 - Cinéma - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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