28 juillet 2009
Victoria - les jeunes années d'une reine
Dimanche matin, profitant de ce que l'Anglais était toujours en train de courir après des trolls quelque part vers Châteauroux, je suis allée voir un film de fille. J'entends par là, un film historique avec des costumes, une intrigue, une histoire d'amour et un happy end.
1837. Victoria de Kent, héritière du roi William IV, a passé son enfance enfermée dans le palais de Kensington, mal préparée à son futur rôle. Son imminente accession au trône attise toutes les convoitises, car qui contrôlera la reine contrôlera, si ce n'est le royaume, du moins ses grandes orientations politiques. Dans cette optique, le roi des Belges Léopold décide de "téléguider" son neveu Albert de Saxe-Cobourg-Gotha pour en faire l'époux de Victoria.
L'avantage des films historiques (en général), c'est qu'on sait comment ça va finir avant même de commencer. Et l'autre avantage, c'est que dans cette histoire, ça finit bien. Pour une fois, l'amour semble triompher de la politique.
Outre ce tribut à mon côté fleur bleue, ce film est intéressant parce qu'il met en lumière les luttes autour d'un personnage - la future reine - pour parvenir à le contrôler, mais aussi les réactions de ce personnage, qu'elles soient habiles ou maladroites. Comment tenir son rôle ? Comment reconnaître les amis des ennemis ? Qui manipule qui ?
Comme disait Ioionette sur Facebook dimanche soir, l'avantage de ce film, c'est qu'il réconcilie avec le côté "fille". On se laisse rêver devant cette belle fresque, sa musique et ses robes, et c'est encore le meilleur des antidépresseurs.
25 juillet 2009
Madeleine Vionnet
Pour faire bonne mesure avec l'exposition de bijoux art déco, la reine mère et moi sommes allées voir la rétrospective Madeleine Vionnet ce matin, toujours au musée des Arts Décoratifs.
Madeleine Vionnet créa sa propre griffe en 1912, et connut un succès ininterrompu jusqu'en 1939, date de la fermeture de sa maison. Son oeuvre se caractérise par travail précis des tissus par la coupe (toujours en biais), le drapé, mais aussi par une style d'une grande simplicité et d'une grande fluidité. Emblématiques de cette période "années folles", ses tenues semblent rendre sa liberté à la femme, notamment en l'affranchissant du corset.
Ce qui frappe en voyant ces modèles, outre leur beauté, c'est leur grande modernité. Tous les modèles seraient "portables" aujourd'hui, ils ne sembleraient ni incongrus ni dépassés. Qu'il s'agisse des merveilleuses robes du soir ou des costumes de jour, on ne serait pas surpris de les voir sur les épaules d'une "fashionista".
Cette exposition offre aussi la possibilité de constater l'évolution de la silhouette et des goûts sur une période de 25 ans. Alors que les premiers modèles semblent un peu empruntés, nous paraissent "enrobés", on constate que les mannequins s' "allongent", que leur taille s'affine, sans pour autant ressembler aux très grandes filles minces que l'on voit aujourd'hui sur les podiums. Autant dire que c'est excellent pour le moral !
24 juillet 2009
The Reader
Je rentre à l'instant du cinéma et j'ai l'impression d'avoir pris une énorme baffe dans la figure. Voici un film magnifique, remarquable à tous points de vue et extrêmement émouvant.
De nos jours, en Allemagne, un homme se souvient de la relation amoureuse qu'il a entretenue avec une femme beaucoup plus âgée que lui quand il était adolescent, et qui lui demandait régulièrement de lui faire la lecture. Malgré sa brièveté, cette histoire l'a marqué, surtout quand, quelques années plus tard, le destin l'a remis en présence de cette femme et lui a révélé une face cachée de son existence.
Adaptée du roman éponyme de Bernhard Schlink, l'histoire est très belle et pose avec justesse la question du désir, de l'amour, de l'éducation, du pardon... le tout avec beaucoup de pudeur et de délicatesse. Les acteurs sont excellents : Kate Winslet, bien entendu - qui a été récompensée d'un Oscar pour ce rôle et qui est définitivement mon actrice préférée - Ralph Fiennes - que j'ai un temps confondu avec Liam Neeson - mais aussi, il faut lui rendre justice, David Kross, qui incarne le héros dans sa jeunesse. Tous trois nous livrent une interprétation magistrale de ce drame qui se noue à travers le temps.
Je ne peux que conseiller à tout le monde d'aller voir ce film pour pleurer, rire, s'attendrir, frémir... Deux heures pour deux vies.
19 juillet 2009
Transformers 2
Vendredi soir, l'Anglais et moi sommes allés voir Transformers, dont j'avais chroniqué le premier volet sur ce blog il y a déjà deux ans. Entre nous à l'époque, c'était un sujet de plaisanterie, car nous avions tenté d'y aller ensemble sans pour autant y arriver. Mais revenons à nos moutons.
Il y a deux ans, suite à la victoire des Autobots sur les Decepticons, ceux-ci ont été détruits ou mis au secret, tandis que les premiers ont intégré une force militaire commune avec les hommes pour protéger la Terre. Mais bien entendu, il y a forcément un bureaucrate pour remettre en cause l'existence de cette unité, puisque ça coûte cher et que les transformers continuent de se battre parmi nous.
De son côté, Sam, héros du premier opus, tente de gérer son entrée à la fac, les états d'âme de Bumblebee, et sa copine. Une nouvelle menace va néanmoins faire son apparition...
Bien entendu, ce n'est pas un film intellectuel, mais un excellent divertissement, du moment qu'on aime les robots, les scènes d'action et les jolies filles (pour vous messieurs). La réalisation est efficace, les transformations me renvoient toujours à mon enfance, même si le scénario manque un peu d'originalité (oh, ça alors, ça se passe en Egypte, quelle surprise...). Quoiqu'il en soit, c'est un bon moment, assez jouissif, avec en prime du Linkin Park dans la BO.
15 juillet 2009
Fête médiévale de Bonaguil
Non, je ne suis pas morte ! Je n'ai tout simplement pas eu le temps de poster avant de partir 4 jours loin de toute civilisation (et surtout d'internet, en fait). Promis, je me rattraperai cette semaine.
Dans le cadre de notre association, la Rose et l'Epée, l'Anglais et moi sommes allés animer une fête médiévale au château de Bonaguil, dans le Lot-et-Garonne. Pour des Parisiens comme nous, Bonaguil, ça fait loin, sans compter que nous avons quitté Paris en même temps que tous les vacanciers, et qu'il nous a donc fallu pas moins de 3h pour atteindre Orléans. Nous sommes donc arrivés fièrement sur place à... 2h du matin. Faut vraiment être passionné pour faire ça.
Cependant, il faut remarquer que ça en valait la peine. Si le château est en partie en ruines, celles-ci sont très belles, et on peut tout de même visiter quelques salles très bien conservées, avec cheminées, fenêtres à carreaux de verre coloré et pavement. La tour principale est impressionnante de hauteur (160 marches) et permet d'avoir une vue imprenable sur toute la région. Et comme le beau temps était de la partie, nous avons vraiment pu en profiter.
Notre camp, établi dans les fossés, ne réunissait qu'une dizaine de personnes. Nous avons aussi eu l'occasion de retrouver des compagnies "connues" et croisées à plusieurs reprises, tels que Les compagnons de la mémoire d'antan, la mesnie de la licorne ou Trencavel, chacun ayant son propre "coin" du château. L'ambiance musicale était assurée par deux troupes d'amateurs (!!), Carlamusa, constitué de six cornemuses et d'un tambour (et tous saltimbanques dans l'âme), et les Compagnons de l'Aurore, qui mêlaient musique, danse, humour, magie et jonglerie.
Parmi les nouveautés du week-end, c'est à moi qu'est revenu le terrible honneur de préparer à manger pour dix affamés. La tâche peut paraître simple, mais faire à manger en grandes quantités, en restant "histo-compatible" et au feu de bois, c'est un peu plus corsé. Heureusement, j'ai été bien encadrée au début, ce qui m'a permis de servir du porc au pommes (recette déjà présentée mais largement améliorée), du héricoq de mouton (ragoût de mouton aux navets), du riz engoullé (ancêtre du risotto, sur la photo) et des saucisses aux pois cassés. De son côté, l'Anglais nous a présenté sa collection de vins aromatisés, avec une bouteille de vin de basilic et une bouteille de vin de menthe.
Samedi soir, les organisateurs donnaient un banquet médiéval, avec entremets, c'est-à-dire divers spectacles présentés par des compagnies. Après les combats de Trencavel, les compagnons de la mémoire d'antant m'ont demandé de participer à leur prestation de danse, accompagnés par Carlamusa. Si l'idée de départ était bonne, celle de faire participer le public sur des danses aussi complexes que la chapelloise était moins heureuse. Néanmoins le public a semble-t-il beaucoup apprécié, et les membres de la Rose sont venus se joindre à nous pour encadrer les participants, ce qui m'a donné l'occasion de danser avec l'Anglais !
La fête a aussi été l'occasion de tester les nouvelles flèches de l'Anglais (et de se faire un magnifique bleu à l'avant-bras), d'essayer le tir à l'arbalète (et de se faire un bleu au torse à cause du recul), de parler armes et armures entre garçons, et de défiler dans les rues. L'ambiance, très familiale et peu "avertie", nous a permis d'être détendus, de parler de choses et d'autres, et pas forcément de nos thèmes de prédilection.
Dimanche, la journée s'est conclue par un défilé dans le château, auquel les garçons de la troupe ont participé dans leurs plus beaux atours armures. Seul bémol : la montée et la descente de marches un peu partout avec quelques kilos supplémentaires sur le dos.
Le bilan de cette fête est très positif, puisqu'elle nous a permis de nous rapprocher d'autres troupes, de mieux connaître les membres de la nôtre (et les blagues sur les ewoks) et de profiter du soleil. Lundi matin, l'Anglais et moi sommes remontés vers Orléans et la grisaille, tandis que les autres restaient dans la région, en attendant d'animer la fête de Monpazier ce week-end (si vous êtes dans la région, n'hésitez pas).
08 juillet 2009
L'âge de glace 3
Mardi soir, nous sommes allés voir le dernier volet des aventures de Manny, Diego et Sid. L'histoire reprend les personnages peu après le précédent opus : Ellie, la compagne de Manny, attend un petit, et cet évènement bouleverse l'équilibre de la "horde". C'est d'ailleurs en voulant "copier" et en voulant avoir des enfants "à lui", que Sid déclenche une nouvelle catastrophe : ayant dérobé des oeufs, il se met en tête de les élever, même quand ceux-ci se révèlent être... des bébés dinosaures.
On retrouve les habituelles péripéties de Scrat, toujours aussi hilarantes, d'autant qu'il rencontre une femelle plus que caractérielle. Le scénario est bien construit, les situations drôles ou émouvantes. Le personnage de Buck la Belette complètement timbrée est particulièrement savoureux.
On rit non seulement aux facéties des personnages, mais aussi devant les nombreuses parodies - Jurassic Park, Star Wars... Un très bon film !
06 juillet 2009
Intrigue à l'anglaise, Intrigue à Versailles
Une petite chronique livre pour changer... Récemment, j'ai découvert deux romans d'Adrien Goetz, qui mettent en scène les aventures d'une conservatrice de musée, répondant au doux nom de Pénélope. Le premier volet la voit résoudre les mystères de la tapisserie de Bayeux, et la seconde lui permettra d'éclaircir les rapports entre Versailles et le jansénisme.
Outre des personnages attachants - Pénélope, mais aussi son fiancé Wandrille, et quelques croustillants personnages secondaires - l'attrait de ces romans réside dans l'atmosphère "envers du décor" qu'insuffle l'auteur. On est projeté dans les petites querelles entre conservateurs, les difficultés pour avoir accès aux collections, les concours et l'école du Louvre... Presque un lvire pour chartistes, en somme !
J'ai également beaucoup apprécié les multiples détails sur les oeuvres, les lieux, les fausses vérités connues de tous et l'acharnement de l'auteur à nous révéler les petits secrets des grandes oeuvres. Enfin, d'un point de vue beaucoup plus personnel, j'ai adoré me replonger dans Versailles, ses jardins, sa ville, que le roman évoque remarquablement bien, ce qui m'a permis de retrouver mes impressions de visiteuse et d'habitante, mais aussi mes souvenirs d'agent d'accueil.
04 juillet 2009
Fête médiévale de Châteaudun
Une semaine de silence, c'est assez rare. Pas de véritable raison à cela : j'avais un article sur le concert de Tracy Chapman à publier, mais le week-end dernier a été trop beau pour me tenir devant un ordi et la semaine a passé à toute allure. Du coup, je vais vous parler de la fête médiévale de Châteaudun.
Alors que toute la taverne s'égayait à Nemours ou à JEX, l'Anglais et moi avions recruté Ei, Fayt et Macchia pour une expédition à Châteaudun. Le temps est magnifique, la ville jolie, même si le fléchage vers le centre ville est mal fait. La fête s'organise autour du château de Jehan de Dunois, forte tour médiévale entourée de bâtiments renaissance - dont une très belle loggia - dans la cour et les ruelles attenantes, regroupant des échoppes et des artistes en déambulation.
Après un déjeuner acquis chez les faiseurs de ripailles - et leur désormais légendaire couronne aux pétales de roses - nous faisons un peu les boutiques. Comme d'habitude, c'est l'Anglais qui a le plus de "chance", c'est-à-dire que c'est encore lui qui trouve les choses qui lui plaisent : un aketon (gambison pour la reconstitution saxonne), un olifant (même s'il doit encore s'entraîner), une tunique (en cours de réalisation). Nous faisons également l'acquisition d'épices encore manquantes à notre cuisine (macis, maniguette, safran...).
Malgré un marché essentiellement constitué de vendeurs de saucisson et autre artisanat français, la journée a été égayée par une rencontre : Luc Arbogast. L'artiste, dont je connaissais déjà certains morceaux pour avoir dansé dessus en taverne, et beaucoup par ouï-dire, est remarquable. Excellent chanteur, que ce soit d'une voix "normale" ou avec une voix de tête, bon musicien, il a chanté quelques airs à 2 mètres de nous, et sa complicité avec le public est évidente. Un vrai plaisir.
