Welcome to my life

Un blog pour faire état de ma vie, mais aussi de mes rencontres et découvertes... Bonne visite

30 août 2009

Fêtes de la Saint Louis

HPIM4315Samedi dernier, pour célébrer notre premier jour de vacances, l'Anglais et moi sommes allés aux fêtes de la Saint Louis à Aigues-Mortes. Louis IX a en effet fondé le port de la ville, en la choisissant comme point de départ de sa première croisade (la septième, donc) en 1248. C'est donc sous un soleil de plomb et au milieu des touristes que nous nous sommes promenés.

L'avantage d'Aigues-Mortes, c'est que les remparts sont extrêmement bien conservés, le coeur historique de la ville est toujours le même, la cathédrale, malgré des vitraux contemporains, garde encore cette atmopshère prope aux croisades... Bon, malheureusement, il faut bien admettre qu'en dehors des compagnies "invitées", nous n'étions pas bien nombreux à arborer des costumes d'époque, d'autant que le thermomètre flirtait, dès 11h, avec les 30°...
HPIM4319Dans les premières échoppes du marché, où nous avons fait la majorité de nos achats, nous avons pu nous attarder auprès de quelques connaissances, en particulier le sire Philippe de Villedieu, taverniste d'illustre mémoire et tenancier du Comptoir des légendes. Bien entendu, nous nous sommes empressés de prendre l'apéro auprès d'un vendeur d'hypocras et de parler... du temps ! Principal sujet de conversation, car l'écrasant soleil fait grimper le thermomètre à une allure vertigineuse.

HPIM4306Après avoir un peu admiré la compagnie Al'Varez (et tenté de comprendre comment leur maquillage peut tenir par ce temps... oui, je sais, je me répète), nous tentons d'accéder aux camps. Les lieux valent le détour : un vaste terre-plein à l'opposé de l'entrée principale, à l'extérieur des remparts, avec de très belles animations. D'autant plus agréable que c'est le seul lieu payant de la fête sauf... pour les gens en costume. La torture chainse + robe longue n'aura pas été complètement vaine !

HPIM4314Alors que nous revenons dans la vieille ville pour profiter de l'ombre salutaire des bâtiments, nous finissons par découvrir l'échoppe d'un bijoutier. Mais attention, pas n'importe lequel : celui qui fabrique les bagues en pâte de verre dont j'ai fait mention à plusieurs reprises dans ces pages. Ravie de l'aubaine, je décide de changer et opte... pour un pendentif bleu (photos plus tard).

Tout cela est bel et bon, mais l'heure tourne, la Traductrice nous attend, et il fait définitivement trop chaud. Vers 14h, on approche des 40°, et ma chainse est à tordre. Un rapide détour pour faire une course pour Ei, et retour à la maison pour un plongeon direct dans la piscine !

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21 août 2009

Anita Blake, tueuse de vampires

Avant de partir en vacances, et comme je ne suis pas sûre d'avoir le net d'ici la fin de la semaine prochaine, une petite critique littéraire pour se détendre.

Anita_BlakeAux Etats-Unis, une loi a fini par reconnaître l'existence des vampires, zombies et autres loup-garous, leur accordant ainsi des droits civiques et la possibilité de vivre publiquement. Anita Blake a un don pour relever les morts, ce qui est parfois bien pratique pour trancher les questions d'héritage ou d'adultère, mais sa vraie passion, c'est tuer des vampires.
Tout va plus ou moins pour le mieux dans sa vie, jusqu'au jour où les vampires eux-mêmes viennent la trouver pour qu'elle puisse enquêter sur la mort de certains d'entre eux...

Récit à la première personne, Plaisirs coupables est le premier tome des aventures de la tueuse de vampires. Dans un style à la fois drôle et familier, le personnage nous entraîne dans son sillage avec beaucoup de franchise (elle passe son temps à dire qu'elle a la trouille) et d'humour acide. On explore un monde où les vampires tiennent des clubs de strip-tease et où les loup-garous sont pigistes pour des feuilles de chou, et c'est assez dépaysant.

AnitaBlakeFrontPersonnellement, j'ai bien aimé ce roman, même si je regrette d'avoir pu deviner la fin 50 pages avant le dénouement. Si l'on passe également sur les clichés en matière de vampirisme (un vampire français du nom de Jean-Claude... si c'est pas malheureux), c'est une lecture très divertissante, parfaite pour se détendre. Je reviendrai vous dire si j'ai apprécié le deuxième volume, que j'ai mis dans ma valise.

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19 août 2009

Le temps qu'il reste

On continue dans la catégorie cinéma ! Le week-end a été propice aux visites de salles obscures (en même temps, c'est climatisé...). Dimanche après-midi, donc, je suis allée voir Le temps qu'il reste toute seule. J'aurais pu m'abstenir.

le_temps_qu_il_resteLe film retrace l'histoire du réalisateur, Elia Suleiman, et celle de ses parents, Arabes de Nazareth devenus Arabes israéliens (oui, ça existe, et non, c'est pas facile tous les jours). Le principe de montrer la proclamation de l'état hébreu et la construction du pays par l'oeil d' "exilés de l'intérieur" (je reprends un terme propre à la Révolution, mais l'idée est un peu la même) était intéressant : on voit le père fabriquer des fusils tandis que la mère choisit l'exil, puis l'installation dans un petit appartement et les scènes de la vie quotidienne, l'esprit frondeur du jeune Elia...

Le film fonctionne avec un humour absurde : répétitions de scènes avec de légères variantes (la pêche de nuit, le sermon...), scènes oniriques (l'orage, le passage au-delà du mur de séparation), silence perpétuel du héros... C'est assez étrange et, il faut bien le dire, ennuyeux. Alors que la bande-annonce était très drôle, on finit par réaliser qu'on en a vu la plupart. Alors que le film dure 1h45, il ne se passe pas grand-chose, voire rien, pendant au moins une demi-heure.

De plus, le jeu du réalisateur qui se met en scène se résume à ceci :

elia_suleiman

Certes, dans la version originale, le film est sous-titré "chronique d'un absent-présent", faisant de Suleiman le spectateur de sa propre vie et d'une société qu'il cherche à comprendre. Mais personnellement, j'ai trouvé le temps.
Tout n'est pas mauvais, loin de là. L'humour fonctionne dans certaines scènes, d'autres moments se veulent plus poétiques ou engagés, et ont le mérite de poser la question de la place des Arabes israéliens dans la société. Certains moments sont de véritables tranches de vie. Mais cela n'a pas suffi à remplir le temps de ce film.

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17 août 2009

GI Joe

gi_joe_posterJ'avoue, je suis allée voir ce truc. En groupe et avec l'idée évidente de se vider le cerveau. Sur ce point, je n'ai absolument pas été déçue.

L'histoire commence au XVIIème siècle en France (déjà, on a peur), avant d'enchaîner sur une action sensée se dérouler "dans un futur proche". La société d'armement Mars présente une nouvelle arme, constituée de nanobots dévoreurs de fer, capables de détruire une ville en quelques minutes, mais "éteignables" d'une simple pression sur la télécommande (!). Bien entendu, le jour où cette arme rrrredoutable doit être livrée à l'OTAN, le convoi est attaqué. Les deux survivants sont alors aidés par les Joes, soldats d'une force internationale inconnue, qu'ils vont bientôt intégrer...

GI_JoeC'est nul et c'est ça qui est bon. Scénario ticket de métro, gros effets spéciaux, répliques d'anthologie, méchants qui veulent dominer le monde... Point positif pour vous messieurs : il y a de jolies filles en cuir moulant (mais cela confirme ce que je pensais : Sienna Miller n'a rien fait à part coucher avec Jude Law).
Au chapitre des incongruités : la banquise qui s'effondre mais les câbles accrochés dedans qui tiennent, la course-poursuite dans Paris (départ de La Défense, passage par Notre-Dame puis l'Opéra pour aller à... la tour Eiffel), les flashbacks tellement téléphonés qu'on s'attend presque à voir un écran flouté, la légende du masque de fer... J'en oublie forcément. En fait, ce film est parfait pour le but que nous lui avons donné : le massage de cerveau et la détente totale des neurones. On rigole aussi beaucoup, ne serait-ce qu'à chercher les comparaisons avec d'autres films (faire tourner un duel de sabre à Ray Park...) ou à se demander ce que diable les acteurs sont venus faire dans cette galère (Dennis Quaid, Jonathan Pryce...) !

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15 août 2009

Travaux manuels

Pour occuper les soirées quand nous ne sommes pas au cinéma, l'Anglais et moi avons remis au goût du jour les travaux manuels. Après s'être essayé à la fabrication de flèches plus ou moins bigarrées, mon cher et tendre a décidé de customiser ses vieux vêtements et de mériter définitivement son surnom. Je vous laisse juges.

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Collection de flèches inspirées de la trilogie de l'Empire de Feist

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"No one's Britter than I am"

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Art is Resistance

De mon côté, j'ai ressorti mon tambour et mes aiguilles et me suis lancée dans la réalisation de deux insignes pour un costume de GN du même Anglais. Ben oui, moi je n'y vais plus, et quand je travaille pour moi, je laisse traîner les choses trèèès longtemps. Je vous fais grâce du second que je trouve assez mal réalisé, mais voici le premier, d'inspiration saxonne, présentant les armes du personnage (de gueules à cygne d'argent).

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Point arrière pour les contours, remplissage au point de couchure (cygne), tentative de point de Bayeux (fond rouge) et point "de brique" (brick stitch) pour le cercle blanc.

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14 août 2009

Demain dès l'aube

Depuis une dizaine de jours, un vent de colère souffle sur le microcosme rôliste et reconstituteur à cause de ce film. Demain dès l'aube met en effet en scène des héros participant à un "jeu de rôle napoléonnien". Force est de constater qu'il s'agissait en fait d'une tempête dans un verre d'eau.

Demain_des_afficheMatthieu est pianiste et en proie à des doutes existentiels, qui le poussent à aller vivre auprès de sa mère malade et de son jeune frère Paul. Il apprend que ce dernier participe toujours à un "jeu", dans lequel il incarne un soldat de l'armée napoléonnienne. A la demande de sa mère, et sans doute un peu poussé par la curiosité et le goût de l'inconnu, Matthieu accepte de suivre son frère à un bivouac. D'abord réticent, il finit par se prendre au jeu et à mettre le doigt dans un engrenage étrange, dont le ressort principal est l'honneur.

DemaindeslaubeJe dois avouer que j'ai eu un gros moment de doute au début quand l'introduction indique que des "rôlistes et reconstituteurs ont participé à la réalisation de ce film". Cependant, la même introduction a l'honnêteté de reconnaître qu'il s'agit d'une fiction et que l'histoire n'est en rien tirée de faits réels.
En réalité, c'est un très beau film. Visuellement d'abord, tant grâce aux costumes (magnifiques !), qu'aux scènes historiques dont la lumière met en valeur le côté "hors du temps" et "irréel" (également renforcé par les bancs de brume que traversent les héros en changeant d'époque). Musicalement ensuite, car le personnage principal étant pianiste, sa musique le suit tout au long de l'histoire, jusqu'à se transposer dans le temps. Emotionnellement enfin, car les deux frères parviennent à se retrouver et à avancer dans leur vie "réelle" grâce au jeu. La narration est faite de telle sorte que le spectateur, d'abord réticent, finit par adopter le point de vue des héros et à le trouver parfaitement légitime.

DemainLe scénario est certes un peu téléphoné, et le côté "sectaire", secret et jusqu'au-boutiste du groupe est dérangeant. Néanmoins, d'autres scènes sont assez drôles, l'une d'elle étant une parfaite illustration de la vie en reconstitution : au lendemain d'une soirée empire, le film montre les participants revenant à la vie réelle, certains encore en costume, d'autres déjà rhabillés, tandis qu'en fond sonore on perçoit une sonnerie de portable. A propos de cette soirée empire, je précise que je n'ai jamais vu autant de reconstituteurs en costume dans un même lieu ailleurs que sur un évènement public "de masse"...

Quoiqu'il en soit, c'est un très beau film qui, selon moi, n'a pas lieu d'être sujet à polémique, car il précise son caractère fictif dès le début. Par ailleurs, on peut souligner que des compagnies napoléonniennes ont participé au tournage. Je pense malheureusement que la polémique est née de quelques articles très orientés parus dans une certaine presse, dont on oublie parfois le côté "anti-Napoléon". Mais bien entendu, ce n'est que mon opinion.

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06 août 2009

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé

Oui, je sais, on dirait que je passe ma vie au cinéma, ce qui n'est pas totalement faux en ce moment. L'Anglais et moi avons décidé de profiter du relatif calme du mois d'août pour hanter les salles obscures.

harry_potter_6Harry Potter, donc. Le héros entame sa sixième année à Poudlard, et nous suivons donc sa scolarité, ses entraînements de quidditch, mais aussi la présence de plus en plus oppressante des mangemorts et de Voldemort. On suit également beaucoup les élans du coeur des différents héros, chose qui a été reprochée à ce film.

hp6Ce n'est pas le meilleur film de l'année, loin s'en faut, mais il remplit honnêtement son contrat. On appréciera de retrouver l'ambiance de l'école de sorcellerie, la situation de plus en plus critique des "gentils" par rapport aux "méchants". On ne peut que saluer le casting adulte, qu'il s'agisse des professeurs (aaaah, Alan Rickman) ou des autres sorciers (Helena Bonham Carter en tête). Certes le film s'attard beaucoup sur le côté sentimental de l'histoire, mais l'amour n'est-il pas sensé être au centre de la série ? Qui plus est, si l'on conçoit ce film comme un film pour ados (ce qu'il est, quoi qu'on puisse en dire), il est parfaitement adapté à leurs attentes.

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03 août 2009

L'attaque du métro 123

attaque20du20metro20123New York, un jour comme un autre. Au centre de régulation du métro, William Garber accomplit sa tâche, jusqu'à ce qu'un incident survienne. La rame Pelham 123 est en effet immobilisée sans raison apparente. En réalité, le train a été attaqué et les passagers pris en otages par un certain Ryder. C'est ainsi que Garber, qui n'était pas du tout préparé à cela, devient l'interlocuteur unique des malfrats et se voit contraint de négocier au nom de la ville...

Je préfère ne pas en dire plus sur le scénario, sous peine d'être vouée aux gémonies par certains de mes lecteurs (suivez mon regard). Toujours est-il que c'est un très bon film, le suspense est haletant, le rythme soutenu. Adaptée d'un roman, l'histoire propose un "face à face" (ou plutôt un "voix à voix) entre deux personnalités très différentes, que tout semble opposer mais qui se retrouvent sur certains points.

attaque_du_metroIl faut souligner la performance de John Travolta et Denzel Washington, qui portent le film à eux deux, même si les seconds rôles ne sont pas négligeables (on appréciera l'apparition de John Turturro). Une ambiance sombre, des motivations floues, des personnages imprévisibles et une très bonne bande-son sont également au programme. Un film qui en vaut la peine !

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02 août 2009

Very bad trip

Attention, ceci est le début d'une série de reports cinéma ! Nous avons profité de la présence de Monsieur Tur pour hanter les salles obscures (ça rime !) ce week-end. Première étape, Very bad trip.

very_bad_trip1Doug est sur le point de se marier et, comme de juste, il décide de célébrer son enterrement de vie de garçon. Le voilà donc parti à Las Vegas avec Phil, le prof beau gosse, Stuart, le dentiste coincé, et Alan, son futur beau-frère bizarre. Tout va pour le mieux... jusqu'au lendemain matin où, complètement défaits (pour rester polie), les trois amis réalisent qu'ils ne se souviennent plus de leur nuit et qu'ils ont perdu Doug. Il s'ensuit alors une avalanche de situations plus loufoques les unes que les autres au cours desquelles ils se font raconter leur nuit par les personnes qu'ils ont croisées...

very_bad_tripPrésenté un peu comme une enquête, ce film est un énorme moment de rigolade. Par l'ampleur des situations délirantes, mais aussi par le ton décalé (pour ne pas dire à l'ouest) des protagonistes, on rit d'un bout à l'autre, au point d'en avoir mal à la sortie. Le scénario est bien ficelé, les personnages, quoique stéréotypés, sont attachants et remplissent parfaitement leur rôle comique. Les différents flashbacks présentent une gradation dans le pire : ils ont fait ça ! oui mais après ils ont fait ça ! A noter qu'il faut rester jusqu'au bout, le générique de fin terminant la narration.
Bien que sans prétention, je ne peux que recommander ce film, dont le succès (6 semaines d'exploitation) me fait un peu penser à celui de Sérial noceurs il y a quatre ans. Idéal contre la déprime !

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