06 décembre 2009
Twilght 2 - New moon
Cette après-midi, séance ciné en amoureux. Comme nous n'avions pas le temps d'aller voir 2012, nous nous sommes rabattus sur le film ado du moment, j'ai nommé le nouveau volet de la saga Twilight. Et ben c'était vraiment pas bon.
Après leurs premières aventures, Edward et Bella profite d'un repose bien mérité. Las, la soirée d'anniversaire de notre héroïne tourne court quand elle se blesse et se met à saigner, manquant se faire dévorer par sa famille d'adoption. Cet incident persuade Edward que sa présence est plus dangereuse que bénéfique, et il décide donc de quitter Bella sans autre forme de procès. Cette dernière tombe dans une dépression profonde, dont elle ne sort que lorsqu'elle décide de se mettre en danger, et pour ce faire fréquente Jacob, son ami amérindien, pour s'initier à la moto. Bien entendu, il n'est plus vraiment humain et se révèle être un loup-garou... (vous suivez toujours ?). Bon, je vais m'arrêter là, mais le film reprend le livre à la ligne près.
Par où commencer ? Les acteurs ne sont pas mauvais, mais n'ont pas particulièrement l'occasion d'exercer leurs talents. Comme le soulignait un article paru sur Slate cette semaine, Robert Pattinson (Edward) est passé maître dans l'art d'exprimer la souffrance face au désir. C'est d'ailleurs à peu près sa seule expression. Accessoirement, le fait qu'il fasse désormais une tête de plus que sa partenaire est un peu destabilisant, vu qu'il n'est pas sensé bouger physiquement depuis une petite centaine d'années. L'actrice principale me plaît de plus en plus, je dois le reconnaître, d'autant qu'elle est vraiment jolie.
En revanche, le problème du film réside non seulement dans le scénario - mais là c'est pas trop la faute du réalisateur - qui fait clairement passer l'héroïne pour une victime crétine et exacerbe à l'outrance les tensions entre protagonistes, mais aussi dans la lenteur des séquences, et le côté très caricatural des vampires et des loups-garous.
Attendons de voir la suite.
30 novembre 2009
L'imaginarium du Docteur Parnassus
Enfin le retour de la chronique ciné ! Nous étions pleins d'espoir pourtant, et prêts à conquérir toutes les salles obscures... mais c'était sans compter la (très grosse) fatigue et le temps qui nous a poussés à rester calfeutrés à la maison. Hier soir, n'écoutant que notre courage (et profitant d'une accalmie), nous sommes donc allés voir le dernier film de Terry Gilliam.
Il y a mille ans, le Docteur Parnassus, alors moine, a fait un pari avec le Diable (Mr Nick). Il y a gagné l'immortalité et le pouvoir de faire voyager les gens dans leur propre imagination, prônant le pouvoir de cette dernière pour sauver les âmes, dans un éternel combat contre Mr Nick. Or au cours du XXème siècle, Parnassus est tombé amoureux et, pour prix de la mortalité et d'une nouvelle jeunesse, a promis l'âme de tout enfant qu'il engendrerait. Dans trois jours, sa fille Valentina aura 16 ans, et Mr Nick viendra réclamer son dû...
Terry Gilliam est certes un ancien Monty Python, mais pas uniquement. Ce film met en lumière son incroyable imagination, son sens de l'esthétique, la force qu'il communique aux images... Car, il faut bien l'avouer, j'ai beau ne pas connaître grand-chose des Monty Python et rien du tout de l'oeuvre solo de Gilliam, je suis tombée totalement sous le charme de ce film.
L'image est superbe, servie par des décors à la fois sublimes et décatis, des costumes fanés au charme incroyable (j'avais les yeux accrochés à tous les petits détails de broderie, de perles et de sequins...). L'histoire est en plein fantastique, au sens de "on ne sait plus trop où on est, s'il s'agit d'un rêve ou de la réalité", tout en ayant un sens et un message parfaitement compréhensibles. Les effets spéciaux sont très réussis, l'ensemble donnant réellement l'impression de voyager dans un vieux théâtre ambulant qui a connu des heures plus glorieuses.
Il ne faut pas non plus oublier de saluer le remarquable casting. Certes, ce film est le dernier tourné par Heath Ledger, dont la disparition prématurée a conduit le réalisateur à user d'un subterfuge : chaque fois que le personnage entre dans l'imaginarium, son aspect se modifie, prenant tour à tour celui de Johnny Depp, Jude Law et Collin Farell. Tom Waits est également très bon dans le rôle du Diable, immuable et so british, cynique et manipulateur, de même que Christopher Plummer en Parnassus désabusé et affaibli.
Mais j'avoue que ma mention personnelle va à Lily Cole, dont le visage de poupée (et le physique mannequin, accessoirement) va à merveille au personnage mais aussi à l'ambiance du film tout entière. Une véritable révélation, à la fois visuelle et artistique.
09 novembre 2009
Clones
Hier soir, nouvelle séance cinéma avec l'Anglais. Notre choix s'est porté sur un film pas trop intelligent : le dernier blockbuster de Bruce Willis. Le temps d'avaler vingt minutes de pub et le résumé la bande-annonce de Twilight 2 et nous y étions.
Dans un futur proche - présenté comme la période actuelle, j'y reviendrai - les gens ne sortent plus et vivent par l'intermédiaire de leurs clones (surrogates en VO), comme une sorte de simulation géante. Ces robots sont à l'effigie de leurs propriétaires mais en mieux, et permettent à chacun de dépasser les limites de son propre corps. Bien entendu, cette situation ne plaît pas à tout le monde et il existe des réserves où continuent de vivre les gens normaux. Lorsqu'un clone est détruit, entraînant la mort de son opérateur, l'agent Greers et l'agent Peters, policiers au FBI, sont chargés d'enquêter.
Bon scénario, bons acteurs, excellents décors et effets spéciaux... c'est un film très agréable à regarder. Le film commence par un flashback de 14 ans présentant les conditions dans lesquelles ont été créés puis mis en service les clones, sous la forme d'extraits de journaux, d'interviews et d'images d'archive. Voir Bruce Willis sous sa forme de clone est assez déconcertant : lifté, ultra maquillé, coiffé d'une manière pour le moins surprenante... mais cela permet de plonger tout de suite dans cette espèce de fausse réalité, où l'on croit reconnaître les gens alors que ce ne sont que des doubles.
Les allusions à la réalité virtuelle que nous vivons déjà via Internet sont intéressantes : on constate ainsi que certaines personnes se font passer pour ce qu'elles ne sont pas, tandis que tous essaient de donner d'eux-mêmes une image parfaite. Le contraste entre personnages réels et clones est renforcé par les effets de lumière de maquillage, qui donnent tout de même une apparence un peu fausse à ce que les créateurs (et vendeurs) des robots nomment "la perfection humaine".
Quoiqu'il en soit, c'est un bon film, captivant, un polar mené tambour battant, qui pose la question de la place de l'humain à l'ère de la technologie triomphante. Certes, on voit la fin venir, mais je recommande tout de même, car c'est très dépaysant.
06 novembre 2009
Micmacs à tire-larigot
Enfin de retour sur le blog ! J'ai eu beau vouloir, je n'ai absolument pas réussi à prendre ne serait-ce qu'une photo de ma séance shopping d'il y a 15 jours - je vais y arriver. Du coup, vous avez droit à ma dernière séance ciné.
Ce soir, avec Gaygo, nous sommes allés voir Micmacs à tire-larigot, le dernier film de Jean-Pierre Jeunet. J'ai beau apprécier l'univers de ce réalisateur, je dois avouer à ma grande honte que je n'ai vu qu'Amélie Poulain - à ma décharge, Un long dimanche de fiançailles est sorti quand j'étais au Japon.
Petit, Bazil a perdu son père à cause d'une mine. Devenu adulte, il est victime d'une balle perdue et se retrouve en sursis avec une balle dans la tête, car inopérable. Cet évènement l'ayant réduit à vivre dans la rue, il est recueilli par la "famille", véritable galerie de portraits à la fois pittoresques et tendres, qui vivent de la récupération et de la réparation d'objets. Avec leur aide, Bazil va échaffauder un plan pour prendre sa revanche sur les marchands d'armes à l'origine de son double malheur.
On retrouve dans ce film les thèmes récurrents et les caractéristiques du travail du réalisateur - image sépia, nostalgie, Paris, petites animations pour illustrer les pensées des personnages... ainsi que ses acteurs fétiches, comme Dominique Pinon ou André Dussolier. Les personnages sont drôles, attachants, chacun avec sa "gueule" et son parler particulier. Les dialogues sont un petit bijou de langue française, faisant la part belle aux expressions désuètes. On rit, on frissonne un peu, on s'émeut, et c'est encore le meilleur moyen de traverser l'automne.
30 octobre 2009
Lucky Luke
Dix jours de silence, record battu ! En plus, je n'ai pas vraiment d'excuse, puisque je pouvais au choix vous raconter mon excursion shopping tendance Carrie Bradshaw de samedi dernier ou ma dernière séance ciné avec l'Anglais. Faute de photos adéquates, ce sera la séance ciné, tant pis pour vous.
Mercredi donc, nous sommes allés voir l'adaptation cinématographique de ce monstre sacré de la BD qu'est Lucky Luke. J'avoue que j'avais des réticences, mais plusieurs encouragements m'ont convaincue - et puis il n'y avait plus de place pour This is it.
Dans l'Ouest du milieu du XIXème siècle, Lucky Luke est une légende. Chargé par le Président des Etats-Unis de faciliter la construction d'une ligne de chemin de fer, il devient sherif de Daisy Town, sa ville natale, dans laquelle il n'a pas remis les pieds depuis... chut, je n'en dirai pas plus. Il retrouve à cette occasion plusieurs connaissances : Pat Poker, Calamity Jane, Jesse James, Billy the Kid...
Visuellement, le film est une réussite : le réalisateur parvient à garder l'aspect BD, certains traits caractéristiques (le nuage de fumée de tabac, les bâtiments, le croque-mort...) et les vastes paysages que parcourt le héros. Le casting est impressionnant, de l'indéboulonnable Jean Dujardin à Pierre Richard, en passant par Melvil Poupaud, Michaël Youn, Sylvie Testud... qui tous prennent visiblement plaisir à interpréter leur personnage (mention spéciale à Calamity Jane). On appréciera les clins d'oeil à la série (le brin d'herbe à mâchonner, les bagarres...), qui auraient peut-être mérité d'être plus exploités.
Cependant, le scénario ne tient pas trop la route. Outre que Lucky Luke est désormais affublé d'un passé (pourquoi pas, mais est-ce vraiment nécessaire ?), il a également une vie sentimentale de son plein gré (noooon !). En outre, la fin est totalement téléphonée, ce qui est bien dommage. Certes, les albums de Lucky Luke n'étaient pas forcément d'une richesse narrative remarquable, mais au moins ils ne s'enlisaient pas dans des scènes de romance ou de bouffonnerie inutiles.
14 octobre 2009
Thirst - Ceci est mon sang
Hier soir, l'Anglais avait proposé d'aller au cinéma, histoire de se remettre d'un début de semaine un peu maussade. Comme l'un des films que je voulais voir en était à son dernier jour de projection, nous avons donc opté pour Thirst, film coréen de Park Chan-wook, réalisateur entre autres de Old Boy.
A première vue, le propos est intéressant : un prêtre oeuvrant dans un hôpital décide un jour de se porter volontaire pour une expérience dans le but d'en apprendre plus sur un virus qui ravage ses ouailles. L'expérience tourne bizarrement, mais le prêtre revient à la vie. Désormais considéré comme un miraculé, il est assailli de demandes de prière ou d'imposition des mains, ce qui l'amène à retrouver un ami d'enfance perdu de vue depuis longtemps.
Mais la guérison a son revers : le père Hyun doit désormais se nourrir de sang et se cacher du soleil s'il ne veut pas que la maladie reprenne possession de son corps. Dans le même temps, il "ressent tous les besoins charnels" et découvre la sexualité dans les bras de Tae-ju, l'épouse de son ami d'enfance.
A peu de choses près, on peut dire que le film commence à partir en vrille à ce moment-là. Le réalisateur reprend précisément la trame du roman Thérèse Raquin de Zola, poussant les amants à assassiner le mari, tandis que la mère est paralysée et comprend tout ce qu'il se passe. Et le mélange film de vampire + adaptation littéraire tourne au vaudeville. Des scènes surréalistes, un mélange d'horreur et de comique (qui était déjà la recette des films qui ont fait la gloire de Park Chan-wook, mais en mieux), des effets spéciaux low budget, de longs moments contemplatifs comme le cinéma coréen les affectionne... C'est le grand n'importe quoi.
L'Anglais et moi avons eu l'impression de passer d'un "Twilight" gore et asiatique à une mauvaise comédie de moeurs sans la moindre transition. C'est pourtant dommage, car l'idée d'adapter un roman français du XIXème siècle dans la Corée actuelle était intéressante. Quoiqu'il en soit, j'avoue avoir du mal à comprendre pourquoi on a attribué le Prix du Jury à ce film lors du dernier festival de Cannes.
04 octobre 2009
Démineurs
Après plusieurs tentatives ratées - en particulier pour cause d'agapes nombreuses et longues ce week-end - je vais enfin vous parler du film Démineurs, que l'Anglais et moi sommes allés voir vendredi.
Bagdad, de nos jours. La Compagnie Bravo, groupe de soldats spécialisé dans le déminage, est envoyée sur une urgence. Durant toute la séquence d'introduction, le spectateur suit l'opération de désamorçage en temps réel. Les doutes, les hésitations, les problèmes ou le soulagement des soldats sont palpables, et l'on ressent exactement la même chose qu'eux.
On suit des "tranches de vie" au sein de la Compagnie, rythmées par le décompte jusqu'à la fin de la rotation, sorte d'arrêts sur image dans la vie quotidienne des soldats.
Le point fort de ce film, c'est son objectivité. Alors que dans toutes les oeuvres de ce genre, il est facile de discerner qui est le bon, qui est le méchant et qui est le traître, ici c'est parfaitement impossible. Loin de vouloir présenter des héros, la réalisatrice Kathryn Bigelow met en scène des êtres humains, avec leurs craintes et leurs fêlures. Abordant le réel problème de l'engagement américain en Irak, elle montre, sans pour autant prendre parti, l'importance du fossé qui sépare "libérateurs" et "insurgés", l'incompréhension, la peur de l'autre, l'angoisse permanente... d'un côté comme de l'autre.
30 septembre 2009
Julie & Julia
Hier soir, séance ciné entre filles, je suis allée voir Julie & Julia, avec Meryl Streep. Adapté du roman éponyme, le film raconte les destins croisés de Julia Child, "papesse" de la cuisine française aux Etats-Unis dans les années 1960, et Julie Powell, jeune femme un peu paumée qui a fait le pari de réaliser toutes les recettes de l'ouvrage de Julia en un an (et il y en a 524 !), et de raconter cette aventure sur un blog. Cette histoire a été rédigée d'après une histoire vraie.
Le film est très joli, il entrecroise les vies des deux personnages qui ne se sont jamais croisés. On vit des moments d'émotion culinaire (je suis lyrique, mais vous connaissez mon amour pour la cuisine...) : le premier restaurant français de Julia, la découverte de l'oeuf poché par Julie... Mais c'est aussi l'histoire de deux femmes qui poursuivent avec acharnement un but : devenir une pro de la cuisine française pour Julia, cuisiner l'intégralité du livre pour Julie. Enfin, l'histoire s'attarde aussi sur l'amour que chacune des deux héroïnes porte à son mari.
Bien entendu, tout n'est pas rose au pays de la cuisine au beurre, mais l'on parvient à surmonter les difficultés. J'ai beaucoup apprécié la performance de Meryl Streep, qui rend toute la truculence du personnage de Julia, toujours prête à rire, très sensible au fond, et avec une volonté de fer. Les multiples scènes en cuisine ou à table sont un moment de bonheur, même s'ils donnent faim. On rit devant le rapport un peu "névrosé" des Américaines à la nourriture : le homard vivant qu'il faut ébouillanter, la salade où chacune retire un ingrédient, la découverte du gras... tout en appréciant à sa juste valeur la "conversion" des héroïnes à nos bonnes vieilles traditions culinaires.
19 août 2009
Le temps qu'il reste
On continue dans la catégorie cinéma ! Le week-end a été propice aux visites de salles obscures (en même temps, c'est climatisé...). Dimanche après-midi, donc, je suis allée voir Le temps qu'il reste toute seule. J'aurais pu m'abstenir.
Le film retrace l'histoire du réalisateur, Elia Suleiman, et celle de ses parents, Arabes de Nazareth devenus Arabes israéliens (oui, ça existe, et non, c'est pas facile tous les jours). Le principe de montrer la proclamation de l'état hébreu et la construction du pays par l'oeil d' "exilés de l'intérieur" (je reprends un terme propre à la Révolution, mais l'idée est un peu la même) était intéressant : on voit le père fabriquer des fusils tandis que la mère choisit l'exil, puis l'installation dans un petit appartement et les scènes de la vie quotidienne, l'esprit frondeur du jeune Elia...
Le film fonctionne avec un humour absurde : répétitions de scènes avec de légères variantes (la pêche de nuit, le sermon...), scènes oniriques (l'orage, le passage au-delà du mur de séparation), silence perpétuel du héros... C'est assez étrange et, il faut bien le dire, ennuyeux. Alors que la bande-annonce était très drôle, on finit par réaliser qu'on en a vu la plupart. Alors que le film dure 1h45, il ne se passe pas grand-chose, voire rien, pendant au moins une demi-heure.
De plus, le jeu du réalisateur qui se met en scène se résume à ceci :
Certes, dans la version originale, le film est sous-titré "chronique d'un absent-présent", faisant de Suleiman le spectateur de sa propre vie et d'une société qu'il cherche à comprendre. Mais personnellement, j'ai trouvé le temps.
Tout n'est pas mauvais, loin de là. L'humour fonctionne dans certaines scènes, d'autres moments se veulent plus poétiques ou engagés, et ont le mérite de poser la question de la place des Arabes israéliens dans la société. Certains moments sont de véritables tranches de vie. Mais cela n'a pas suffi à remplir le temps de ce film.
17 août 2009
GI Joe
J'avoue, je suis allée voir ce truc. En groupe et avec l'idée évidente de se vider le cerveau. Sur ce point, je n'ai absolument pas été déçue.
L'histoire commence au XVIIème siècle en France (déjà, on a peur), avant d'enchaîner sur une action sensée se dérouler "dans un futur proche". La société d'armement Mars présente une nouvelle arme, constituée de nanobots dévoreurs de fer, capables de détruire une ville en quelques minutes, mais "éteignables" d'une simple pression sur la télécommande (!). Bien entendu, le jour où cette arme rrrredoutable doit être livrée à l'OTAN, le convoi est attaqué. Les deux survivants sont alors aidés par les Joes, soldats d'une force internationale inconnue, qu'ils vont bientôt intégrer...
C'est nul et c'est ça qui est bon. Scénario ticket de métro, gros effets spéciaux, répliques d'anthologie, méchants qui veulent dominer le monde... Point positif pour vous messieurs : il y a de jolies filles en cuir moulant (mais cela confirme ce que je pensais : Sienna Miller n'a rien fait à part coucher avec Jude Law).
Au chapitre des incongruités : la banquise qui s'effondre mais les câbles accrochés dedans qui tiennent, la course-poursuite dans Paris (départ de La Défense, passage par Notre-Dame puis l'Opéra pour aller à... la tour Eiffel), les flashbacks tellement téléphonés qu'on s'attend presque à voir un écran flouté, la légende du masque de fer... J'en oublie forcément. En fait, ce film est parfait pour le but que nous lui avons donné : le massage de cerveau et la détente totale des neurones. On rigole aussi beaucoup, ne serait-ce qu'à chercher les comparaisons avec d'autres films (faire tourner un duel de sabre à Ray Park...) ou à se demander ce que diable les acteurs sont venus faire dans cette galère (Dennis Quaid, Jonathan Pryce...) !



