24 juin 2009
Table viking
Quelques photos de ma nouvelle marotte, réalisées entre autres grâce au Viking Cookbook déniché dans une boutique de Stockholm.

Porc aux pommes et à la girofle
01 avril 2009
Inspirations japonaises
En attendant la prochaine chronique cinéma, ou la critique du concert de demain ou le résumé de mon week-end, voici de quoi vous mettre sous la dent. Deux recettes créées cette semaine, simples et japonisantes.
Salade de concombre et riz
- 1/2 concombre
- 1 mesure de riz cuit
- vinaigre de riz
- sésame
- sucre
Mélanger le riz avec le vinaigre et le sucre jusqu'à ce que les grains soient bien détachés. Peler le concombre et le détailler en cubes, le mélanger au riz. Décorer avec des graines de sésame blanc et noir.
Papillotes de saumon au miso
- 2 pavés de saumon
- miso rouge
- mirin
Mettre chaque pavé de saumon - j'utilise du surgelé, beaucoup plus simple - au centre d'une feuille de papier alu, les tartiner de miso (quelques millimètres d'épaisseur). Fermer presque entièrement les papillotes, ajouter une cuillère à soupe de mirin. Faire cuire 25 minutes à 210°C.
25 mars 2009
Repas médiéval
Hier soir, prise d'une soudaine inspiration, j'ai décidé de réaliser un repas médiéval. Attention, il ne s'agit pas d'un banquet, avec entremets et yssues de table, mais d'un repas simple tel que nous pouvons le consommer aujourd'hui. Au menu : poulet sauté à la coriandre et au cumin, porée blanche et fricassée de pommes.
J'ai découvert la première recette sur le site oldcook il y a quelques mois. Je l'avais déjà testée, accompagnée d'une purée de chataîgnes ou de fèves. Cette fois-ci, j'ai décidé de la servir avec une porée, plat de légumes très répandu.
Porée blanche
- 2 poireaux
- 2 oignons
- 25cl de lait
- 2 clous de girofle
- poudre d'amandes
- un peu d'huile
Eplucher et couper les légumes, les mettre à bouillir 10mn. Les égoutter, puis les faire frire 5mn dans un peu d'huile. Ajouter le lait, la poudre d'amandes (1 càs) et les clous de girofle, baisser le feu et laisser mijoter 30mn. Servir dans une assiette creuse.
Notes : n'ayant ni lard (pour les jours gras) ni lait d'amande (pour les jours maigres), j'ai improvisé en mélangeant lait de vache et poudre d'amandes.
Normalement, il faut faire une liaison au pain : ajouter du pain sec broyé pour épaissir le plat, ce que j'ai fait dans mon assiette, alors que l'Anglais a préféré ajouter de la sauce de viande.
Fricassée de pommes
- 1 pomme par personne
- beurre
- sucre
- épices au choix
Peler les pommes, les couper en quartiers puis en tranches. Faire fondre du beurre, y faire revenir les fruits à feu vif en remuant souvent. Saupoudrer de sucre et ajouter les épices - ici de la cannelle et de l'eau de rose. Ajouter un petit verre d'eau, baisser le feu et laisser l'eau s'évaporer.
Notes : Je ne sais pas si c'est une recette vraiment médiévale, mais elle a été réalisée avec des ingrédients que l'on trouvait à l'époque et dans l'esprit d'une cuisine aux épices.
Le sucre était déjà présent, mais réservé aux malades, et on lui préférait le miel. C'est pourquoi je n'en ai utilisé qu'une très petite quantité.
05 mars 2009
Hysope
Jeudi dernier a été pour nous l'occasion de découvrir l'échoppe de la Mesnie des délices, association dont le but est de promouvoir les savoir-faire médiévaux. Les marchands étaient venus présenter quelques produits, notamment de la laine tissée et teinte artisanalement et des épices de toutes sortes. Outre que la salle a embaumé la canelle et le curry toute la soirée, cela fut l'occasion pour l'Anglais d'acheter un petit sachet d'hysope séchée, plante très utilisée au moyen-âge.
Cette plante est très ancienne, sans doute originaire du bassin méditerranéen, et mentionnée dans l'Ancien Testament. On lui prête de nombreuses vertus médicinales, et Hildegarde von Bingen en a fait l'éloge. J'ai découvert avec surprise qu'elle entre parfois dans la composition des herbes de Provence.
Hier soir, j'ai retroussé mes manches et décidé de tester l'hysope en cuisine. Me souvenant d'un délicieux pâté de volaille à l'hysope goûté à la cour des saveurs, j'ai gardé cette association première. J'ai donc fait revenir des aiguillettes de poulet avec cette herbe, avant de lier avec (un peu) de crème fraîche - on est Normande ou on l'est pas - et de servir avec des petits pois. Pour être "histo-compatible" j'aurais pu préférer des fèves ou du panais, mais cela s'est quand même révélé délicieux.
Au cours de mes pérégrinations sur internet, j'ai découvert une recette de beurre à l'hysope confectionné avec les pousses et les inflorescences fraîches. J'essaierai cela pendant mes prochaines vacances.
02 janvier 2009
Treat yourself, girl !
Alors que mon cher et tendre travaillait, j'ai profité de mon week-end prolongé pour me faire plaisir. Puisqu'il m'avait demandé de lui confectionner un bentô hier soir - ce que j'ai fait, je suis merveilleuse d'abnégation* - il était hors de question que, de mon côté, je mange des pâtes au beurre.
J'ai donc mis à profit les petites cassolettes à pois blancs offertes par la Reine Mère, et voici les résultats :

Oeuf cocotte à l'estragon et au parmesan

Parmentier de canette au potiron.
L'aspect liquide est dû au reste de sauce de rôti que je n'ai pas eu le coeur de sacrifier.
Et voilà. Je ne donne pas les recettes, car elles sont tellement simples - de l'art d'accomoder les restes - que ce serait un peu me faire mousser pour pas grand-chose.
*Ou pas. Faire la cuisine m'a permis d'éviter une partie du rangement et de me faire une réputation de petite amie de choc auprès de ses collègues. Muhahaha.
21 décembre 2008
Betteraves à la londonienne
Je ne pense pas que la recette soit vraiment londonienne, mais comme nous l'avons goûtée lors de notre séjour en novembre, c'est ainsi que je l'ai renommée. Un soir, à l'occasion de l'une de nos sorties en pub, nous avons testé un antipasti de betteraves à l'estragon, qui était de plus très beau à regarder :
Venant de moi, qui ai toujours eu du mal avec les crudités, cela peut paraître bizarre, mais je vous assure que c'était bon. Du coup, j'ai refait la même chose à la maison.
Ingrédients
- 2 betteraves
- 1 cas d'estragon
- 2 cas de crème fraîche
- huile d'olive
- fleur de sel
Eplucher et couper les betteraves, les mettre dans un saladier. Préparer une émulsion à base d'huile d'olive, de crème fraîche et d'estragon. Verser la préparation sur les légumes, bien mélanger. Assaisonner.
Et voilà le résultat :
02 novembre 2008
Toriniku sômen
Je rentre tout juste de week-end dans la famille de l'Anglais - en particulier ses nièces - et j'ai une flemme monumentale... Donc je vais vous donner une petite recette créée la semaine dernière. La base est assez classique, mais au lieu de riz, j'ai choisi des nouilles asiatiques, plus rapides d'utilisation.
Pour deux personnes
- 300g de blanc de poulet
- 2 faisceaux de sômen (fines nouilles de blé)
- dashi no moto (bouillon japonais)
- ciboulette
- gingembre
- shôyu
- sake
- mirin
Détailler le poulet en bouchées. Préparer une marinade composée d'un tiers de shôyu, d'un tiers de mirin et d'un tiers de sake (environ 4 cas de chaque), accompagnée de ciboulette ciselée et de petits morceaux de gingembre. Recouvrir le poulet et laisser reposer 20 à 30 minutes.
Faire chauffer une poêle à feu vif et y faire revenir le poulet avec l'ensemble de la marinade - attention à ne pas caraméliser, le shôyu attache facilement. Quand le poulet est presque prêt, Faire bouillir de l'eau aromatisée de dashi no moto. Dès l'ébullition, y plonger les sômen 3 minutes, les égoutter et les passer sous l'eau tiède, et égoutter de nouveau. Mélanger poulet et nouilles, sans oublier la marinade réduite avec le poulet et servir aussitôt.
Nota : on peut aussi servir les nouilles dans un bouillon sur lequel seront déposés les morceaux de poulet. Pour cela, conserver l'eau de cuisson et l'assaisonner d'un peu de shôyu et de mirin, et ajouter de la ciboulette fraîche.
22 octobre 2008
Gastronomie russe
Dimanche, en rentrant d'une cousinade (copyright Zaria) à La Varenne, en voiture, nous nous sommes retrouvés englués dans les bouchons. A tel point qu'en désespoir de cause, mon frère, l'Anglais et moi avons quitté le navire la voiture aux environs de la gare de Lyon pour rentrer en métro. Et alors que Monsieur Tur partait de son côté, nous avons fait escale dans la boutique d'un traiteur russe.
Après un arrêt légitime au rayon vodka - c'est bientôt Noël après tout - où bien entendu l'Anglais n'a pas pu résister à ses origines (biologiques, celles-ci) et a investi. Le commentaire de la vendeuse se voulait rassurant : "Ca se boit comme de l'eau." Ben voyons. Personnellement, je ne pense pas que ça donne la gueule de bois comme de l'eau...
Nous avons ensuite succombé à l'appel du caviar d'aubergine - institution culinaire pour nous deux - et des cornichons à la russe, comme ceux qui traînent dans les frigos de mes parents depuis toujours. L'Anglais a ensuite voulu de la cacha, sarrasin utilisé comme du riz ou des pâtes, gros souvenir d'enfance. J'ai frénétiquement résisté au pain noir - désolée Matou, je ne suis pas ta digne fille - mais nous avons pris des raviolis aux pommes de terre.
Retour à la maison et test desdits raviolis accompagnés de crème fraîche : c'est bon et idéal pour faire des calories par grand froid ! Il ne manquait plus qu'un peu saumon fumé pour parfaire le dîner.
14 octobre 2008
Kabocha nabe
La semaine dernière, suite à une visite à l'épicerie coréenne, j'ai passé plusieurs jours à épuiser mes provisions en multiples inventions japonisantes. Outre les classiques niku-jaga et tori soboro, j'ai usé de mes talents sur le kabocha, ou potiron japonais. Ce légume a une saveur proche de celle du potimarron, légèrement sucrée et douce. Je l'ai utilisé dans une version salée, mais il s'adapte très bien aux recettes sucrées.
Dans une casserole, faire bouillir 400ml de dashi - eau + quelques grammes de dashi no moto, équivalent du bouillon cube. Découper le kabocha en morceaux sans ôter la peau, éplucher et tailler en tronçons 3 carottes. Mettre le tout à bouillir avec deux cuillères à soupe de mirin et une cuillère à soupe de sucre en poudre. Quand les légumes sont cuits, ajouter environ une cuillère à soupe de shôyu.
Nota : J'ai servi ce plat avec du yakiniku, fines tranches de boeufs revenues dans un peu d'huile de sésame. Le kabocha n'a pas besoin d'être épluché pour être consommé.
10 septembre 2008
Cacherout
Et non, je n'ai pas fini de vous parler de mes vacances. Après les lieux, les moeurs !
La loi juive oblige - théoriquement - à respecter un certain nombre de règles et d'interdits alimentaires. La plus connue est bien entendu l'interdiction de consommer du porc, mais il en va de même pour les coquillages et les crustacés, de même qu'il est interdit de consommer du lait et de la viande en même temps - il faut également respecter un temps de digestion entre ces deux aliments.
Il n'est pas rare de voir des restaurants afficher un panneau "casher", accompagné d'un certificat de respect des règles religieuses :
C'est un peu surprenant au début, mais l'on s'y fait. Ainsi, dans les hôtels, le petit-déjeuner salé n'offre pas de viande, uniquement du poisson. De même on ne trouve pas de porc dans les magasins, mais de nombreux substituts : saucisses de volaille, "jambon de boeuf" et autres. Mon premier réflexe à mon retour ? Une omelette aux lardons. On ne se refait pas.
Pour plus d'informations, le site marmiton a publié un excellent dossier sur les liens entre cuisine et religion, cette semaine.




