Welcome to my life

Un blog pour faire état de ma vie, mais aussi de mes rencontres et découvertes... Bonne visite

20 juin 2008

Déli(ce) d'initiés

Sh_yu
Le titre est particulièrement ronflant, mais je suis un peu à court en ce moment. Et puis, je ne suis pas à Paris avant la fin du week-end, donc autant en profiter pour que me rappeler à votre bon souvenir. Vendredi dernier, donc, l'Anglais et moi traînassions du côté de l'Opéra en attendant l'heure du dîner, quand nous avons découvert une petite boutique spécialisée dans l'épicerie fine japonaise.
Emerveillée, découvrant chaque fois des produits plus appétissants et tentants, je finis par demander un livre de recettes au vendeur - mais un truc bien particulier, hein. Désolé, celui-ci s'excuse de ne pas avoir ce que je recherche mais nous offre en échange de déguster quelques produits...
Après avoir testé deux saké délicieux (dont un rouge !), nous enchaînons avec du mirin à boire, de l'ume-shû qui ne donne pas mal à la tête et du shôyu. C'est une révélation... Si nous pouvions, nous resterions toute la soirée dans la boutique à goûter les produits. En désespoir de cause, et parce que les diabolistes nous attendent, nous choisissons deux shôyu, l'un aromatisé au yûzu (cédrat japonais) et l'autre au kombu (algue laminaire).
Je n'ai testé que le yûzu shôyu, mais le résultat est concluant : la viande a un goût parfumé, légèrement acidulé, exotique... Une réussite !

Posté par kleoinparis à 14:54 - Japon - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 février 2008

着物着付け

Deux posts sur le Japon en une semaine, ça commence à faire beaucoup. Mais le hasard a ses raisons que la raison ignore... Aujourd'hui, je m'en vais donc vous parler un peu de kimono.

DSCF0301Le kimono (littéralement, la chose que l'on porte) est le vêtement traditionnel japonais. On distingue de nombreuses catégories : le furisode, kimono à longues manches réservé aux jeunes filles, le tomesode, kimono à manches courtes ou coupées, le kurotomesode, plus formel, et noir, le yukata, kimono léger en coton... Le kimono est en soie doublée, coloré ou noir, orné de motifs traditionnels - fleurs, animaux, symboles mythologiques - ou d'interprétations plus récentes - paysages enneigés ou abstraits par exemple.

Takeda3Le kimono est fermé par un obi, ceinture de soie (très) épaisse, brodée de motifs en fil de soie ou d'or, mesurant quatre mètres de long. Il y a différentes façons de nouer l'obi, plus ou moins compliquées, mais la plupart sont réservées aux jeunes filles, les femmes mariées portant des tenues moins excentriques. Il est bien entendu beaucoup plus difficile de nouer un obi sur soi que sur quelqu'un d'autre, le pliage devant être fait à l'aveugle ou dans un miroir.

Furisode_021En théorie, le kimono est un vêtement simple, sans aucune attache à part une large ceinture. En pratique, c'est beaucoup plus compliqué, car le kimono et l'obi ne sont que la partie émergée de l'iceberg. En effet, porter un kimono ou en habiller quelqu'un est un art, diplômé d'Etat au Japon. Le but du jeu consiste à empiler des couches de vêtement et des accessoires fort nombreux. On porte donc le jûban (kimono de dessous à col rigide qui sert à protéger le kimono de la peau), puis le kimono, fermés tous deux par un karihimo (cordon en coton ou en soie). La silhouette est ensuite "aplanie" à l'aide d'un obi-ita (une sorte de pièce d'estomac), parfois une pince tire les pans du kimono pour qu'il tombe correctement. Il faut ensuite nouer l'obi, c'est-à-dire s'enrouler dedans d'une certaine façon (on tourne dans l'obi, il ne doit pas bouger pour ne pas l'abîmer), et l'attacher à l'aide d'un obi-makura (littéralement un coussin à obi) qui donne du gonflant, lui-même recouvert d'un obi-age (pièce de soie longue, souvent teinte selon la manière shibori) pour le dissimuler. Enfin, on ferme la ceinture avec un obi-jime, cordon de couleur vive qui se noue devant, et dont les noeuds ont une signification particulière. Aux pieds, on porte des tabi, chaussettes à orteil séparé et des zôri, "sandales" assorties à semelle épaisse et rigide.

gip2006_1740Bien entendu, tout ceci coûte extrêmement cher, vous l'aurez compris. Il faut compter environ 3000 euros pour une tenue complète "basique", à savoir 1000 euros pour le kimono, 1000 euros pour l'obi, 1000 euros pour les accessoires. Les sommes peuvent être beaucoup plus élevées, en particulier pour l'uchikake, kimono de mariage composé d'un furisode blanc et de deux manteaux, l'un blanc et l'autre coloré, qui pèsent dans les quatre kilos. La tenue de mariage est surmontée d'un chignon imposant et d'une coiffe particulière, pas forcément très seyante... Compter le prix d'une voiture.

DSC00729Les prix que j'annonce peuvent sembler exorbitants, mais il faut penser que le kimono est un produit de luxe, au même titre que la haute couture. Il est souvent transmis au sein d'une même famille sur plusieurs générations, on l'achète toujours neuf (un kimono d'occasion est un truc pour Occidentaux), et il faut compter plusieurs mois de travail pour le réaliser. Au départ, le kimono est en soie blanche unie ou avec un motif tissé directement dans la trame. Puis on le teint autant de fois qu'il y a de couleurs, selon plusieurs méthodes, ensuite on brode ou on applique certains motifs. Ces techniques sont pour la plupart encore réalisées à la main de nos jours. Enfin, il faut savoir qu'il convient d'harmoniser son kimono à la saison ou à l'occasion et qu'il est donc impossible de n'en posséder qu'un.

Posté par kleoinparis à 11:06 - Japon - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 février 2008

Have you ever felt your cosmo ?

SeiyaJ'ai honte, mais finalement j'assume. Depuis le week-end dernier, l'Anglais vit une évangélisation accélérée de Saint Seiya, à base de cassettes vidéo à haute dose et de génériques débiles. Saint Seiya, pour ceux qui ne reconnaissent pas le nom ou qui sont trop jeunes pour avoir connu, c'est un dessin animé et un manga créés au début des années 1980 par KURUMADA Masami et axés autour de la baston, et diffusés en France sous le titre improbable des Chevaliers du Zodiaque. C'est un shônen manga, un genre soit-disant réservé aux jeunes garçons, qui à l'époque était publié dans le Shônen Jump.

SanctuaireL'histoire met en scène cinq jeunes garçons d'origine japonaise - au tout début ils sont dix mais la moitié d'entre eux est assez vite disqualifiée pour les besoins de l'histoire - qui ont été élevés pour devenir des chevaliers, saint dans la version originale, dévoués à maintenir la paix, la justice et toute cette sorte de chose. Tout commence lorsque Seiya, héros principal, reçoit l'armure de Pégase après six années d'entraînement et rentre au Japon pour participer au tournoi intergalactique organisé par Saori Kido, petite-fille de l'homme qui avait envoyé les jeunes garçons aux quatre coins du monde pour devenir chevaliers. On y découvre les futurs compagnons de Seiya : Shiryû du Dragon, Hyôga du Cygne, Shun d'Andromède et Ikki du Phoenix. Le tournoi tourne court et les chevaliers de bronze (et non du zodiaque) sont convoqués au Sanctuaire, à Athènes, où ils vont devoir se battre pour sauver Saori, qui s'est révélée être la réincarnation d'Athena. Les thèmes les plus souvent abordés sont l'amitié, la protection des faibles, le dépassement de soi (et en particulier la thématique du cosmos qui brûle en chacun de nous, ainsi que les histoires de septième et huitième sens) et la combativité.

HadesJ'arrête ici de raconter l'histoire, mais le résultat est réussi, surtout pour un manga de l'époque, avec des techniques graphiques moins perfectionnées qu'aujourd'hui. L'anime a tout de suite été sponsorisé par BanDai, une grande marque de jouets au pays du sushi, car les héros portaient des armures évolutives, très prisées des enfants et des collectionneurs (et encore aujourd'hui). La version française a débarqué sur nos écrans en 1987, soit relativement rapidement par rapport au Japon. Le doublage est mauvais, les comédiens changeant de personnages régulièrement, la traduction est parfois exécrable, les génériques sont particulièrement débiles... mais quand on est accroché, tout passe.

AsgardL'anime reprend fidèlement la trame du manga, avec les épisodes du tournoi intergalactique, de la bataille du Sanctuaire et de la lutte contre Poséïdon. Néanmoins, après le Sanctuaire, et pour permettre à Kurumada de reprendre l'avance que lui avait grignotée le studio d'animation, la Tôei, productrice de la série, décida de créer "Asgard", dont les combats se déroulent quelque part en Scandinavie contre des personnages inspirés du mythe germanique des Nibelungen. Enfin, le manga ayant perdu de sa popularité à la fin de sa publication, il fut décidé de ne pas produire la partie "Hadès" de l'histoire, qui faisait combattre les héros aux Enfers. Il y a quelques années, des fans français ont réussi à relancer la production de cette partie, notamment grâce à la réalisation d'un vrai-faux trailer de la série. Le résultat est d'ailleurs superbe, car utilisant les techniques numériques qui rendent l'animation beaucoup plus fluides.

Pour moi, Saint Seiya c'est aussi une musique inoubliable (sauf en français, mais les paroles restent imprimées dans le cerveau, impossible de s'en débarrasser) et rythmant bien l'action. Le premier générique original reste bien entendu un sommet du genre, me faisant parfois regretter de ne plus fréquenter les conventions pour participer au karaoke géant.

La vérité vraie sur Saint Seiya : tout ce que vous avez toujours pensé sur cette série
Athéna est une gourde
. Une vraie de vraie. Du genre qui est capable de se prendre les pieds dans le tapis à l'élection de Miss Sanctuaire. Ou de se faire capturer par le premier méchant venu toutes les 48h et d'attendre que les chevaliers viennent la chercher. Lamentable.
Seiya, c'est le Lancelot des temps modernes. Dès qu'il faiblit, il entend la voix de sa dame - en l'occurrence Athéna - et pouf, il est prêt à repartir au combat alors qu'il était sur le point de claquer il y a 30 secondes. C'est plus de l'amour, c'est du masochisme.
Hyôga souffre d'un complexe d'Oedipe taille 50. Au moins. Plonger sous la banquise pour aller voir sa mère noyée depuis 15 ans - notez au passage que l'eau glacée cristallise les roses et empêche le pourrissement du cadavre - faut vraiment avoir un grain. Pour être chevalier aussi, remarquez.
Shiryû aime être aveugle. Il faut bien ça pour supporter un maître moche comme un pou - une sorte de Yoda en version violet foncé et chapeau d'paille pour faire chinois. Il passe son temps à se crever les yeux - euuuurk - ou à se les faire crever.
Shun est une tapette. Mais ça tout le monde le sait. On n'a pas idée de devenir chevalier quand on est pacifiste. Il paraît qu'ils recrutent à Amnesty International.
Ikki se la pète grave. Heureusement qu'il est pas tout le temps là, sinon il n'y aurait plus d'histoire : dès que les quatre autres sont sur le point de mourir/se faire massacrer/abandonner, il débarque pour leur sauver les fesses. Tout en disant qu'il est le meilleur ou presque. Bon, il a des circonstances atténuantes, les vapeurs volcaniques c'est mauvais pour les neurones.
C'est toujours la même chose. Mais c'est pas grave, c'est aussi pour ça qu'on aime.

Posté par kleoinparis à 10:50 - Japon - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 janvier 2008

Sukiyaki party

SukiyakiHier, Ei et moi avions décidé d'emmener nos hommes manger un sukiyaki. C'est un plat traitionnel japonais, que l'on déguste soit à la maison, soit dans des restaurants spécialisés, les sukiyaki-ya. Il s'agit d'une fondue de boeuf et de légumes à la japonaise : on y trouve des tranches de chou, d'oignon, de poireau et de shiitake, des morceaux de tofu, du brocolis chinois (le truc vert sur la photo, de la famille du chrysanthème) et des nouilles de riz, baignant dans un bouillon à base de sauce soja. La cuisson se fait à petit bouillon sur un réchaud, et quand les légumes sont prêts, on ajoute la viande. Ensuite, chacun prend ce qui lui plaît et trempe sa prise dans un oeuf cru battu, ce qui refroidit les aliments et leur donne un petit goût sucré. Le repas fut arrosé d'une bonne bouteille de saké, en l'occurence du Ichi no kura.
Tout cela est délicieux mais, comme pour les fondues occidentales, pose un problème ensuite : il est impératif de laver les vêtements que l'on a portés et ses cheveux, pour cause d'odeur persistante de viande.

Posté par kleoinparis à 11:40 - Japon - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 octobre 2007

原爆文学

Atomic_cloud_over_HiroshimaLire "genbaku bungaku" ou littérature atomique, c'est-à-dire, la littérature inspirée par les bombardements de Hiroshima et Nagasaki en août 1945. On ne peut pas parler du Japon, comprendre encore aujourd'hui l'attachement quasi viscéral de ce peuple au pacifisme, sans parler de la bombe atomique. Plusieurs écrivains ont relaté leur expérience personnelle du drame, ou imaginé, à partir des conséquences réelles du bombardement, l'histoire des survivants. Cela donne un nombre assez restreint d'écrits - poèmes, romans, essais - mais extrêmement poignants.

Bien entendu, je n'ai pas lu toute la littérature disponible sur le sujet - une partie n'est disponible qu'en japonais pour le moment - et c'est vraiment une lecture difficile. Parmi les plus connus, on peut citer Pluie noire de IBUSE Masuji (qui a donné lieu à une adaptation cinématographique en 1989), ou les textes de OE Kenzaburô dont le fils aîné a été gravement handicapé suite à une irradiation de ses parents.

Mars_2005_038Mais ce post est aussi la conséquence d'une lecture récente, Hiroshima, fleurs d'été, de HARA Tamiki. L'ouvrage présente trois nouvelles de cet auteur, chacune retraçant un moment "autour de la bombe" : avant, pendant, après. La nouvelle qui a lieu pendant est sans aucun doute la pire, la plus poignante : j'ai pleuré pendant les deux tiers du récit. Malgré la tension qui en émane, je ne peux que vous inviter à découvrir cette littérature, à petites doses bien entendu.

Posté par kleoinparis à 12:46 - Japon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 septembre 2007

Tokyo au Bon Marché

japanese_bathAllez, j'avoue, je suis allée à l' "exposition" Tokyo qui se déroule en ce moment au Bon Marché. En fait, une présentation de produits branchés à des prix defiant tout concurrence. Depuis des semaines, les informations savamment distillées dans la presse féminine me mettaient l'eau à la bouche... Ben je suis déçue.
Tout d'abord, l'exposition se résume à une dizaine de corners (présentoirs) répartis au rez-de-chaussée du magasin, présentant chacun deux ou trois produits en rapport avec le rayon. Ici un sac à main, là une ceinture, ailleurs un bracelet... Outre le fait que je trouve cela ridicule en taille par rapport au battage médiatique, j'ai un fort sentiment de déjà-vu. Ben oui : les produits présentés sont tous une adaptation moderne des matériaux et techniques traditionnels japonais. Or, c'est une mode qui est loin d'être récente au Japon, et, surtout, qui ne coûte pas si cher que cela dans mon souvenir - ah, Shimo-Kitazawa... Alors certes, il y a les taxes, la présentation, la marge et toutes ces choses mais quand même... Rien de bien intéressant selon moi.
Une seule exception, mais de taille : les accessoires pour cheveux, mais je suis forcément subjective car on ne trouve que des ornements de chignon pour aller avec le kimono. Superbe, mais j'ai pas les moyens. Quoique... En mangeant des pâtes tout le mois de septembre ce serait jouable...

Bref, le Japon est encore une fois utilisé comme une accroche à branchouilles, mais n'est pas vraiment présent. On trouve des choses plus intéressantes chez Kioko. C'est dire.

Posté par kleoinparis à 00:01 - Japon - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 août 2007

Soirée niku-jaga

Hier, pour honorer une promesse faite pendant nos vacances dans le Jura, et pour compenser l'absence de soirée taverne - attendons que les choses se tassent - je me suis mise en cuisine pour un repas japonais. Au menu : niku-jaga, dorayaki et taiyaki. Qu'est-ce donc que tout cela ? Explications et mise en bouche

niku_jagaLe niku-jaga est une sorte de variante japonaise du pot-au-feu : de la viande de boeuf mijotée avec des légumes, mais dont la base est constituée de (beaucoup) de pommes de terre. Avec aussi des carottes, des oignons, quelques haricots verts quand j'ai le courage et des nouilles à base de farine d'igname (vous lisez bien). Ces dernières sont assez difficiles à trouver et peu agréables à travailler, en particulier à cause de leur odeur. Mais une fois dans le plat, elles prennent le goût du bouillon et c'est délicieux.

TaiyakiPour le dessert, une sélection de gâteaux traditionnels : des dorayakis (cf. un ancien post sur le thème de la pâtisserie jap) et des taiyakis. Le taiyaki est une sorte de gauffre moulée en forme de daurade (tai en japonais) fourrée à la pâte de haricots rouges. Au Japon, ces gâteaux sont vendus par des marchands ambulants, et on trouve facilement des variantes à la crème et au chocolat (mon préféré).
Comme l'un des convives découvrait la pâtisserie japonaise, nous lui avons laissé le temps d'assimiler ce nouveau genre de goût. A notre soulagement général, il a apprécié !

Posté par kleoinparis à 18:50 - Japon - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 juin 2007

Une petite page culture

Hier, c'était mon dernier examen de toute ma vie universitaire (alléluïa, la délivrance vient toujours à qui sait attendre). Autant l'exam de lundi était horrible (grammaire) et je ne m'étendrai pas sur les sémanthèmes expressifs en fonction converbale et autres "no" palliatif, autant celui d'hier portait sur le cinéma japonais et là c'était marrant. Nous avions une trentaine de films à connaître et devions être capables d'identifier une dizaine d'extraits. Pour ce faire, j'ai passé 3 heures mardi à regarder en accéléré les 22 films manquants de mes révisions (je n'ai pas été très assidue et pourtant ça fait quatre ans que je suis dans ce cours). Voici donc ma sélection personnelle. Bon, on dirait pas, mais certains films, je les ai vus en entier.

Dolls de KITANO Takeshi : un très beau film où s'entremêlent trois histoires, mais dont la trame principale est inspirée d'une pièce de bunraku (théâtre de marionnettes) du 17ème siècle
Kwaïdan de KOBAYASHI Masaki : quatre histoires fantastiques qui se déroulent dans le Japon médiéval, inspirées de nouvelles de Lafcadio Hearn, un Américain naturalisé japonais.
Le château de l'Araignée de KUROSAWA Akira : le drame de Macbeth transposé dans le Japon médiéval. Un grand classique
La porte de l'Enfer de KINUGASA Teinosuke : l'histoire d'un samouraï qui tombe amoureux d'une dame de haut rang déjà mariée et qui va la "poursuivre de ses assiduités". Grand Prix à Cannes en 1954
Nobody knows de KOREEDA Hirokazu : quatre enfants et leur mère vivent dans un petit appartement, mais seul l'aîné a une existence officielle. Un jour, la mère disparaît mais les enfants continuent à faire comme si de rien n'était. Primé à Cannes en 2004

Voilà, c'était ma petite sélection personnelle... Comme vous le constaterez, j'ai un faible pour les films en costumes ou pour les histoires qui ne finissent pas forcément bien. Quoiqu'il en soit, j'espère que cela vous aura donné envie de jeter un oeil !

Posté par kleoinparis à 17:49 - Japon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mai 2007

Cuisine expérimentale

Mardi soir, si vous vous souvenez bien, j'étais punie à la maison et condamnée à réviser. Ce que j'ai fait - au moins jusqu'à 20h. Pour agrémenter mes relectures, et faisant contre mauvaise fortune bon coeur, j'ai décidé de me mettre en cuisine et de tester une recette tout droit sortie de mon cerveau tatamisé. Marinade de poulet et pâtes au sésame. Vous me direz, les pâtes c'est pas très japonais, mais nous sommes à l'ère de la cuisine fusion alors je fais ce que je veux.

Ingrédients (pour deux personnes)
- 2 blancs de poulet
- 4 cas de sauce soja (shôyu)
- 2 cas de mirin (condiment à base de maïs et de riz)
- 2 cas de saké de cuisine
- un peu d'huile
- des pâtes en quantité suffisante pour deux
- 1 ou 2 cas d'huile de sésame
- graines de sésame noir (ou blanc, mais noir c'est plus joli)

Préparer une marinade avec le shôyu, le mirin et le saké, laisser reposer un quart d'heure. Couper le poulet en petits morceaux, les mettre dans la marinade 20 minutes.
Mettre les pâtes à cuire. Dans une poêle, faire chauffer l'huile (de tournesol par exemple) puis quand celle-ci est bien chaude, mettre le poulet à cuire à feu moyen pendant 7 à 8 minutes (à vue de nez, je fais ça de manière très empirique). Quand le poulet est cuit, ajouter la marinade dans la poêle et faire réduire quelques minutes (arrêter quand ça attache).
Répartir le poulet sur la moitié de chaque assiette et les pâtes sur l'autre moitié. Ajouter un peu d'huile de sésame sur les pâtes et décorer avec quelques graines. Attention ! L'huile de sésame est très goûteuse, surtout quand on n'en a pas l'habitude, mieux vaut en mettre une toute petit quantité, quitte à en rajouter si le goût n'est pas assez prononcé.
Voilà, voilà, c'était le délire culinaire du jour. Je n'ai malheureusement pas de photo, mon appareil n'a plus de piles. Bonne dégustation.

Posté par kleoinparis à 09:52 - Japon - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mai 2007

Pâtisserie

Attention ! Cet article parle de pâtisserie, mais pas de notre pâtisserie traditionnelle à base de crème, de beurre et de calories. Je pourrais disserter des heures dessus, mais là n'est pas le sujet.
Hier, en effet, on m'a apporté des gâteaux japonais et je ne peux pas resister au plaisir de vous faire découvrir cet aspect méconnu de la gastronomie nippone. D'abord, il faut savoir que la pâtisserie traditionnelle se fonde sur trois ingrédients de base : la pâte de riz, la pâte de haricots (rouges ou blancs) sucrée et la gelée d'agar-agar (une algue). Ensuite, si c'est souvent très joli à regarder - car sensé à l'origine accompagner la cérémonie du thé - le goût est... dépaysant : très sucré ou quasiment pas, avec des textures plus ou moins surprenantes.
Au menu d'hier : le daifuku et le dorayaki. Le Daifuku est un dôme de pâte de riz légèrement farinée et fourrée à la pâte de haricots rouges sucrée. Le problème majeur quand on le mange, c'est de ne pas se mettre de la farine partout - peine perdue, j'ai déjà essayé.

daifuku

Ici nous pouvons voir un daifuku présenté pour la cérémonie du thé. Le bâtonnet à droite sert de fourchette à dessert : essayez une fois, c'est très drôle, surtout quand on sait que la pâte de riz, c'est très élastique...

ichigo_daifuku

Il existe plein de variantes amusantes autour du daifuku, qui est considéré comme un basique de la pâtisserie japonaise. On peut le fourrer avec des fruits - fraise, kiwi... - en fonction de la saison. On peut également en faire un dessert glacé, en remplaçant la pâte de haricots par de la glace à la vanille - cela s'appelle alors un "yukimi daifuku" soit littéralement un "daifuku quand on regarde la lune". Personne n'est parfait.

Quant au dorayaki, c'est un dessert beaucoup moins "raffiné" même s'il est tout aussi populaire que le daifuku. Imaginez deux crêpes - ou plutôt deux pancakes - collées l'une à l'autre et dont l'intérieur est fourré de pâte de haricots rouges. Il se mange chaud ou froid selon l'humeur et la saison.

dorayaki

Et maintenant, je vous entends d'ici, entre deux grimaces de dégoût : mais on peut vraiment trouver des machins pareils en France ? Légalement ? Et bien oui ! Il existe deux pâtisseries traditionnelles à Paris, mais elles vendent des gâteaux destinés à la cérémonie du thé ou plus élaborés - j'en reparlerai à l'occasion. Néanmoins, on peut trouver des daifuku et des dorayaki dans les épiceries japonaises, en particulier dans le quartier de l'Opéra Garnier. Voici les adresses :
Juji-ya 46 rue Sainte-Anne, Paris 2
Kioko 46 rue des Petits Champs, Paris 2

Posté par kleoinparis à 23:50 - Japon - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »