Welcome to my life

Un blog pour faire état de ma vie, mais aussi de mes rencontres et découvertes... Bonne visite

28 novembre 2009

Aumônière brodée / Embroidered pouch

Je vous présente donc mon "dernier-né", qui est en fait mon premier projet de broderie. L'hiver dernier, j'ai commencé à découvrir les sites de broderie médiévale, et en particulier le point de brique, que l'on retrouve beaucoup en Allemagne et en Europe de l'Est. Comme cela avait l'air facile et qu'il n'y avait pas besoin de savoir dessiner pour s'y mettre, j'ai pris mon courage à deux mains. Un beau dimanche de janvier, j'ai acheté de la toile de lin, du lin à broder, des aiguilles... et au boulot. Cela s'est fait par vagues, car la broderie prend sur mon temps de lecture, ce que j'ai un peu de mal à tolérer, mais aussi parce que j'ai attaqué un autre ouvrage beaucoup plus ambitieux dont je vous reparlerai bientôt - j'espère.

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Je voulais à l'origine m'inspirer d'un motif existant, mais une erreur dans le comptage des points m'a conduite à créer mon propre dessin. Le motif jaune et bleu autour des oeillets a été réalisé au point tissé.
Après ce premier essai, quelques observations dont je veillerai à me souvenir :
- pas de toile préparée pour la broderie (comme la toile DMC que j'ai utilisée), car elle est très rigide et difficile à coudre.
- faire attention à la grandeur désirée. En réalité, cette aumônière peut juste accueillir mon portable et ma pommade pour les lèvres, car elle est trop profonde et pas assez large.


So, here is my second post in English on this blog. I truly wanted to publish something earlier, but it didn't work - or maybe I didn't.
Last winter, as I was surfing in search of resources about medieval embroidery, I discovered German brick stitch and the beautiful pouches it could help create. As I am very bad at drawing and had not been embroidering since I was 10, this seemed to be the best way to have a new try. I started to embroider a DMC piece of linen with linen thread - blue, rust, saffron yellow and light yellow - last january, but only achieved to finish the entire pouch last week, as it was Pontoise medieval market.
The point is, embroidering stops me from reading, which to me is quite untolerable - sorry if my English sounds strange, I saw Sense and Sensibility this morning. Furthermore, I started another project, quite more ambitious, in march. Nevertheless, I hope to be able to talk about it sooner than next winter.

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As you can see, I made a mistake while couting eyelets... I also realised how tough it is to sew DMC linen fabric, and this is the reason why I bought some "real" linen at the medieval market last week. The string was made with DMC cotton thread - I know, it's not very historical, but I was short in linen and in quite a hurry - using a lucet.

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22 novembre 2009

Pontoise - Novembre 2009

Ce week-end, c'était le marché de l'histoire de Pontoise, et donc une occasion supplémentaire de dépenser de l'argent à un mois à peine de Noël. L'Anglais et moi y avons passé presque toute la journée de samedi, ayant même eu l'opportunité d'entrer avant l'ouverture officielle, grâce à des amis exposants.

HPIM4503Le premier but de notre visite était de récupérer les différentes commandes passées auprès de nos fournisseurs au cours de l'été. En fait, il s'agissait des commandes de l'Anglais, étant donné que je suis en période de restriction budgétaire. Nous avons donc récupéré une tunique XIIIème en laine doublée de lin, une boucle et un mordant de ceinture en bronze, une fibule plaquée or pour compléter un costume saxon et une cale gambisonnée pour jouer à la guerre. En revanche, les galons pour le costume saxon n'étaient pas finis.

HPIM4500De mon côté, je n'avais pas d'idée précise de ce que je cherchais - même si j'avoue que j'ai vu une très belle cotte simple en laine violette, ainsi qu'un chaperon ouvert de même couleur - mais je me suis lâchée sur les matières premières. Laine à broder, laine pour tissage, petits coupons de lin... J'ai hésité à m'offrir du tissu, mais l'Anglais n'a pas eu de doute : il a trouvé de la laine pour un manteau et pour une autre tunique.
HPIM4502Pour finir, quelques petits accessoires (épingles, badges en étain, outils...), beaucoup de discussions, de l'hypocras, des fous rires... Seul point noir : la Halle Saint-Martin qui accueille l'évènement était sous-dimensionnée, la foule énorme, et la chaleur et le bruit étaient à la limite du supportable, au point que j'ai dû sortir prendre l'air à plusieurs reprises.

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15 novembre 2009

La légende du roi Arthur

Désolée pour cette absence de quelques jours, j'ai juste eu une très grosse flemme suivie d'une reprise du boulot... Après m'être fait un peu taper sur les doigts, je reviens donc vous parler de l'exposition "La légende du roi Arthur" que nous sommes allés voir mardi avec l'Anglais.

arthur_bnfLa BNF possède la plus grande collection de manuscrits relatifs au mythe arthurien et à ce que l'on nomme la "matière de Bretagne". L'exposition en cours propose de retracer les grandes étapes du mythe d'abord dans l'ordre de l'histoire - arrivée d'Uter Pendragon au pouvoir, naissance de Lancelot, etc. - puis selon les grands thèmes - la légende au prisme chrétien, la propagation du mythe, ses "avatars"...

Lancelot_NohautL'exposition vaut vraiment le détour. Les manuscrits sont superbes, ornés de nombreuses enluminures et dans un excellent état de conservation, la scénographie est intelligente et distrayante en même temps - nous avons beaucoup aimé l'ouverture avec de courts extraits de films ayant trait de près ou de loin au mythe arthurien. Outre les moments clés du mythe, on y découvre ses origines et ses premières mentions, l'écho retentissant que la légende a eu pendant tout le bas moyen-âge, la "récupération" du mythe en un symbole de parfaite chevalerie chrétienne...

MeleagantJ'ai également apprécié qu'on y parle également des différents avatars plus ou moins connus de la légende - Tristan et Yseult, mais aussi le beaucoup plus obscur "chevalier perroquet" - et également de voir sa diffusion dans tout l'Occident chrétien en très peu d'années. A la fin, l'exposition revient sur des transpositions de plus en plus récentes du mythe, nous montrant, si l'on en doutait encore, à quel point celui-ci est prégnant encore aujourd'hui.

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11 octobre 2009

Bal Renaissance de Chambord

"Que l'on me pende, si je n'ai pas rêvé..." C'est avec cette chanson en tête - et quelques images - que je suis allée, en compagnie de l'Anglais, au bal de Chambord hier soir.

HPIM4460Pour moi, Chambord, c'est le château de conte de fées par excellence, avec ses tourelles, ses clochetons, son merveilleux escalier, sans oublier bien entendu son immensité, les cheminées dans lesquelles on fait brûler des troncs... Force est de constater, quand on grandit, que certaines choses reprennent des dimensions un peu plus humaines. Le château est toujours aussi beau, mais il est un peu moins imposant, et l'escalier n'est pas si immense que l'on pourrait croire.

Qu'importe ! Le but était de danser et de parader en costumes de cour du XVIème siècle, et ce programme fut entièrement rempli. L'anglais avait mis sa tenue de boyar (avec l'accent et la chapka), tandis que j'avais ressorti ma robe élisabethaine, tellement belle mais tellement encombrante (c'est bien simple, à certains moments, je ne pouvais pas avancer).

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Et voici notre mannequin présentant ma jupe à cerceaux...

Nous sommes arrivés dès l'ouverture de la billeterie à 18h30, profitant du château déserté par les visiteurs et encore vide de danseurs. Traversant le rez-de-chaussée pour trouver les vestiaires, nous avons pu écouter les dernières notes d'une leçon de danse. Une fois équipés, visite !
HPIM4464Certes, c'était une visite tronquée - les salles autour de l'escalier à double révolution, la cour intérieure et la terrasse - mais il y avait le côté grisant de le faire en costumes, dans des lieux presque vides, alors que le décor était déjà posé. Au rez-de-chaussée et au second étage, quatre salles autour de l'escalier, l'une dévolue au buffet, les trois autres réservées aux danseurs. Juste avant le début du bal, des serviteurs - les élèves du lycée hôtelier de Blois - ont disposé une jonchée délicieusement odorante (rose, laurier, romarin, sapin).
HPIM4489HPIM4488Depuis la terrasse, la vue est enchanteresse. La perspective se déroule jusqu'aux confins du parc, et le soleil couchant rehausse le paysage de rouge et d'or. L'accès étant ouvert sur tout le toit, nous avons aussi l'occasion d'observer la cour intérieure dans laquelle se pressent les participants.

HPIM4486Le bal commence enfin par une suite de bransles. Il fait chaud, l'on se presse dans les différentes salles, et il est difficile à la première pause de trouver un verre d'eau. Mais l'organisation veille et, plutôt que nous laisser nous alcooliser, nous apporte force carafes et rafraîchissements. L'animation est réalisée par un comédien, qui ébauche quelques descriptions en parler de courtisan pour présenter la danse, et un maître à danser qui explique les pas. Force est de constater que, malgré la magie propre à ces soirées - et aux ingénieurs du son - les paroles nous parviennent parfois fort déformées et comprendre la danse peut relever du casse-tête.

HPIM4465En milieu de soirée, les musiciens s'arrêtent et le buffet est déclaré ouvert. Malheureusement, si le public porte l'habit de cour, il n'en a pas les moeurs : la presse est si grande dans les salles réservées au ravitaillement que je suis contrainte de m'adosser à l'escalier pendant que l'Anglais prend tous les risques pour nous rapporter un en-cas. Nous n'aurons pas l'occasion de tout goûter, ce qui est fort dommage, car les plats sont tous remarquables, et le fruit d'un veritable travail de recherche sur la période et le thème de la soirée : un velouté de courge aux herbes, des fonds d'artichaut farcis aux champignons, des feuilletés aux champignons, de fines brochettes de viande citronnée... Le tout arrosé d'un hypocras léger ou de pinot noir.

HPIM4484Nous reprenons les danses avec, de nouveau, quelques bransles assez simples, ce qui est assez dommage. En effet, l'Anglais et moi aurions souhaité un peu plus de complexité, un bransle d'Ecosse ou une bourrée d'Avignon, voire même une volte... Mais il faut faire danser tout le monde, et les musiciens enchaînent pavanes et allemandes.
Il fait à présent nuit noire, et l'on nous fait gagner les jardins pour une surprise. Là, rythmé par de la musique ancienne, nous assistons à un déluge de feu et de couleurs, des rouges et des verts, des ors et des bleus... Le ciel est bien dégagé et les fusées se reflètent dans les vitres du château, ce qui ajoute à la féérie. De retour au chaud, nous discutons avec quelques connaissances nouvelles et anciennes. Le temps va bientôt reprendre son cours. Mais j'aurai eu la chance de vivre ce dont j'ai toujours rêvé : un bal à Chambord.

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Le premier bal de Chambord

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21 septembre 2009

Roi de l'oiseau 2009

roi_oiseauA force de ne poster que sur mes week-ends, mon lectorat va finir par croire que je passe mon temps en fêtes historiques. Je dois avouer qu'en ce moment mon temps libre est surtout consacré à ce genre de passe-temps et à la récupération nécessaire.

Or donc, l'Anglais et moi, profitant une nouvelle fois de l'hospitalité du Guitariste, sommes descendus au Puy en Velay pour participer aux fêtes renaissance du roi de l'oiseau. Cette fois, nous y avons passé trois jours et avons fort bien employé notre temps.

HPIM4386Malgré le temps maussade, voire carrément pluvieux le vendredi, les activités n'ont pas manqué. Nous avons arpenté la ville en tous sens pour visiter les campements civils et militaires, et (re)voir les églises du Puy : la cathédrale Notre-Dame et sa vierge noire, ainsi que la chapelle Saint François Régis, édifiée au XVIIème siècle.
HPIM4388La surprise du week-end fut de découvrir, en compagnie de (très) vieilles connaissances, le musicien et chanteur Luc Arbogast, qui a interprété de très belles chansons folk à la taverne, et a également eu l'élégance de renverser sa bière sur ma robe (mais il a su se faire pardonner, l'honneur est sauf).

HPIM4392Les fêtes du roi de l'oiseau sont aussi l'occasion d'assister aux bals renaissance, le vendredi et le samedi soirs. Comme nous avons retrouvé des "collègues" de la Rose et l'Epée, nous sommes partis danser en groupe. Si vendredi le parquet était très humide et couvert de sable - ce qui a donné l'occasion à l'Anglais d'achever ses bottes - il y avait suffisamment peu de danseurs pour que nous soyons à l'aise. En revanche, le temps plus clément et surtout plus sec du samedi a transformé le bal en marée humaine, et m'a empêché de seulement avancer au cours d'un bransle d'Ecosse. Nous avons aussi pu assister à de très bonnes démonstrations de danses renaissance - dont une magnifique interprétation d'un bransle des chevaux par une compagnie nantaise dont je n'ai pas retrouvé le nom (si quelqu'un passe par ici et connaît la réponse...). A souligner également l'animation du bal par le maître à danser Patrice Sauret, dont les explications et les démonstrations ont permis à chacun de se découvrir une âme de danseur !

HPIM4424Parmi les animations en déambulation, ma préférée a sans conteste été, comme l'an dernier, la Colla jove de Dolçainers de Tortosa, un groupe d'une trentaine de musiciens et lanceurs de drapeaux, dont le spectacle est toujours remarquable. Sur la photo, vous pouvez voir le plus jeune membre à l'entraînement avant une prestation. C'était d'ailleurs attendrissant de voir tous les membres plus âgés le conseiller et l'encourager, lui montrant un nouveau mouvement ou l'applaudissant à la fin de sa reprise.
HPIM4421Dimanche matin, nous avons assisté à une escarmouche dans les rues de la ville, escarmouche à la suite de laquelle nous avons retrouvé un ami de l'Anglais que nous cherchions sans succès depuis le début de la fête. L'escarmouche était fort belle à regarder (et le bruit du métal était plus que convaincant) avec, en point d'orgue, la charge finale à la hallebarde sur le public (lequel ne savait trop s'il devait se réjouir ou avoir peur).

Et pour finir, quelques photos diverses et variées.

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Les Piquiers de Bretten

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Isle de Papelengue

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Isle de Guaramantes

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Diablo !

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14 septembre 2009

Crèvecoeur-le-Grand

CrevecoeurF1erCe week-end, la Rose et l'Epée était en animation à Crèvecoeur-le-Grand (dans l'Oise) pour... une fête renaissance. Allez comprendre. L'idée est de célébrer le passage de François Ier lors d'un de ses voyages : à l'hôtel de ville, on peut encore admirer la chambre dans laquelle il a dormi. Nous campions sur la place devant l'ancien château, joli carré de gazon avec une fontaine au centre.

HPIM4366L'animation a commencé samedi après-midi, sauf pour moi qui ai retrouvé ma place aux fourneaux. Au programme cette fois-ci : porc aux pommes (le fameux !), daube de mouton aux pruneaux et saucisses aux pois cassés. L'organisation de la fête était bien réglée - le bois dans les temps, l'eau courante, les toilettes à peu près accessibles... tellement bien que les spectacles s'enchaînent parfaitement, ne nous laissant que peu de visiteurs ! Mais qu'à cela ne tienne, cela nous a laissé le temps de nous promener et de discuter avec les exposants. L'Anglais et moi avons même trouvé le moyen de faire des courses : de nouveaux verres, des épices et du tissu.

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Une très jolie fête, en tout cas, et un super campement qui nous a en outre permis de profiter pour la première fois de notre propre tente !

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10 septembre 2009

Chaperon brodé / Embroidered hood

HPIM4324Fin juillet, j'ai craqué pour un chaperon XVème en laine bleue entièrement cousu main, trouvé chez Rêves d'acier. Fière de mon acquisition, mais désireuse de "customiser" cette pièce de costume, j'ai retroussé mes manches et décidé de le broder pour l'améliorer.

Je me suis inspirée, de manière beaucoup plus modeste, du travail de Racaire sur son magnifique chaperon XVème. J'ai réalisé les broderies au fil de laine teinté naturellement - j'en ai trouvé deux écheveaux à Pontoise, un vert clair et un brun rouge. D'abord deux rangs de point de chaînette, puis un motif de croix très simple et enfin des cercles sur la pointe, de nouveau au point de chaînette.
Même si je dois avouer que je suis contente du résultat, je pense qu'il manque encore quelque chose - un motif autour du visage. Ca tombe bien, j'ai justement une soie rouge qui attend dans mes affaires...

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HPIM4335This summer, I found a beautiful woolen hood at the Rêves d'acier shop, but as it looked quite plain, I wanted to customize it with embroideries. I took inspiration from Racaire's beautiful work on her own hood, but in a simpler way.
The lines are made in chain stitch, and I used naturally-dyed wool to make them. This is the final result - it went quickly, thanks to a one-week holiday without Internet.

Nevertheless, I feel like there's something missing, around the face part. As I have a beautiful red silk, I will probably try a simple stitch line. More photos to come !

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30 août 2009

Fêtes de la Saint Louis

HPIM4315Samedi dernier, pour célébrer notre premier jour de vacances, l'Anglais et moi sommes allés aux fêtes de la Saint Louis à Aigues-Mortes. Louis IX a en effet fondé le port de la ville, en la choisissant comme point de départ de sa première croisade (la septième, donc) en 1248. C'est donc sous un soleil de plomb et au milieu des touristes que nous nous sommes promenés.

L'avantage d'Aigues-Mortes, c'est que les remparts sont extrêmement bien conservés, le coeur historique de la ville est toujours le même, la cathédrale, malgré des vitraux contemporains, garde encore cette atmopshère prope aux croisades... Bon, malheureusement, il faut bien admettre qu'en dehors des compagnies "invitées", nous n'étions pas bien nombreux à arborer des costumes d'époque, d'autant que le thermomètre flirtait, dès 11h, avec les 30°...
HPIM4319Dans les premières échoppes du marché, où nous avons fait la majorité de nos achats, nous avons pu nous attarder auprès de quelques connaissances, en particulier le sire Philippe de Villedieu, taverniste d'illustre mémoire et tenancier du Comptoir des légendes. Bien entendu, nous nous sommes empressés de prendre l'apéro auprès d'un vendeur d'hypocras et de parler... du temps ! Principal sujet de conversation, car l'écrasant soleil fait grimper le thermomètre à une allure vertigineuse.

HPIM4306Après avoir un peu admiré la compagnie Al'Varez (et tenté de comprendre comment leur maquillage peut tenir par ce temps... oui, je sais, je me répète), nous tentons d'accéder aux camps. Les lieux valent le détour : un vaste terre-plein à l'opposé de l'entrée principale, à l'extérieur des remparts, avec de très belles animations. D'autant plus agréable que c'est le seul lieu payant de la fête sauf... pour les gens en costume. La torture chainse + robe longue n'aura pas été complètement vaine !

HPIM4314Alors que nous revenons dans la vieille ville pour profiter de l'ombre salutaire des bâtiments, nous finissons par découvrir l'échoppe d'un bijoutier. Mais attention, pas n'importe lequel : celui qui fabrique les bagues en pâte de verre dont j'ai fait mention à plusieurs reprises dans ces pages. Ravie de l'aubaine, je décide de changer et opte... pour un pendentif bleu (photos plus tard).

Tout cela est bel et bon, mais l'heure tourne, la Traductrice nous attend, et il fait définitivement trop chaud. Vers 14h, on approche des 40°, et ma chainse est à tordre. Un rapide détour pour faire une course pour Ei, et retour à la maison pour un plongeon direct dans la piscine !

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15 juillet 2009

Fête médiévale de Bonaguil

Non, je ne suis pas morte ! Je n'ai tout simplement pas eu le temps de poster avant de partir 4 jours loin de toute civilisation (et surtout d'internet, en fait). Promis, je me rattraperai cette semaine.

HPIM4245Dans le cadre de notre association, la Rose et l'Epée, l'Anglais et moi sommes allés animer une fête médiévale au château de Bonaguil, dans le Lot-et-Garonne. Pour des Parisiens comme nous, Bonaguil, ça fait loin, sans compter que nous avons quitté Paris en même temps que tous les vacanciers, et qu'il nous a donc fallu pas moins de 3h pour atteindre Orléans. Nous sommes donc arrivés fièrement sur place à... 2h du matin. Faut vraiment être passionné pour faire ça.

HPIM4262Cependant, il faut remarquer que ça en valait la peine. Si le château est en partie en ruines, celles-ci sont très belles, et on peut tout de même visiter quelques salles très bien conservées, avec cheminées, fenêtres à carreaux de verre coloré et pavement. La tour principale est impressionnante de hauteur (160 marches) et permet d'avoir une vue imprenable sur toute la région. Et comme le beau temps était de la partie, nous avons vraiment pu en profiter.

HPIM4241Notre camp, établi dans les fossés, ne réunissait qu'une dizaine de personnes. Nous avons aussi eu l'occasion de retrouver des compagnies "connues" et croisées à plusieurs reprises, tels que Les compagnons de la mémoire d'antan, la mesnie de la licorne ou Trencavel, chacun ayant son propre "coin" du château. L'ambiance musicale était assurée par deux troupes d'amateurs (!!), Carlamusa, constitué de six cornemuses et d'un tambour (et tous saltimbanques dans l'âme), et les Compagnons de l'Aurore, qui mêlaient musique, danse, humour, magie et jonglerie.

HPIM4240Parmi les nouveautés du week-end, c'est à moi qu'est revenu le terrible honneur de préparer à manger pour dix affamés. La tâche peut paraître simple, mais faire à manger en grandes quantités, en restant "histo-compatible" et au feu de bois, c'est un peu plus corsé. Heureusement, j'ai été bien encadrée au début, ce qui m'a permis de servir du porc au pommes (recette déjà présentée mais largement améliorée), du héricoq de mouton (ragoût de mouton aux navets), du riz engoullé (ancêtre du risotto, sur la photo) et des saucisses aux pois cassés. De son côté, l'Anglais nous a présenté sa collection de vins aromatisés, avec une bouteille de vin de basilic et une bouteille de vin de menthe.

HPIM4273Samedi soir, les organisateurs donnaient un banquet médiéval, avec entremets, c'est-à-dire divers spectacles présentés par des compagnies. Après les combats de Trencavel, les compagnons de la mémoire d'antant m'ont demandé de participer à leur prestation de danse, accompagnés par Carlamusa. Si l'idée de départ était bonne, celle de faire participer le public sur des danses aussi complexes que la chapelloise était moins heureuse. Néanmoins le public a semble-t-il beaucoup apprécié, et les membres de la Rose sont venus se joindre à nous pour encadrer les participants, ce qui m'a donné l'occasion de danser avec l'Anglais !

HPIM4277La fête a aussi été l'occasion de tester les nouvelles flèches de l'Anglais (et de se faire un magnifique bleu à l'avant-bras), d'essayer le tir à l'arbalète (et de se faire un bleu au torse à cause du recul), de parler armes et armures entre garçons, et de défiler dans les rues. L'ambiance, très familiale et peu "avertie", nous a permis d'être détendus, de parler de choses et d'autres, et pas forcément de nos thèmes de prédilection.

HPIM4268Dimanche, la journée s'est conclue par un défilé dans le château, auquel les garçons de la troupe ont participé dans leurs plus beaux atours armures. Seul bémol : la montée et la descente de marches un peu partout avec quelques kilos supplémentaires sur le dos.

HPIM4269Le bilan de cette fête est très positif, puisqu'elle nous a permis de nous rapprocher d'autres troupes, de mieux connaître les membres de la nôtre (et les blagues sur les ewoks) et de profiter du soleil. Lundi matin, l'Anglais et moi sommes remontés vers Orléans et la grisaille, tandis que les autres restaient dans la région, en attendant d'animer la fête de Monpazier ce week-end (si vous êtes dans la région, n'hésitez pas).

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04 juillet 2009

Fête médiévale de Châteaudun

Une semaine de silence, c'est assez rare. Pas de véritable raison à cela : j'avais un article sur le concert de Tracy Chapman à publier, mais le week-end dernier a été trop beau pour me tenir devant un ordi et la semaine a passé à toute allure. Du coup, je vais vous parler de la fête médiévale de Châteaudun.

Chateaudun_Chateau_06Alors que toute la taverne s'égayait à Nemours ou à JEX, l'Anglais et moi avions recruté Ei, Fayt et Macchia pour une expédition à Châteaudun. Le temps est magnifique, la ville jolie, même si le fléchage vers le centre ville est mal fait. La fête s'organise autour du château de Jehan de Dunois, forte tour médiévale entourée de bâtiments renaissance - dont une très belle loggia - dans la cour et les ruelles attenantes, regroupant des échoppes et des artistes en déambulation.
Chateaudun_Chateau_10Après un déjeuner acquis chez les faiseurs de ripailles - et leur désormais légendaire couronne aux pétales de roses - nous faisons un peu les boutiques. Comme d'habitude, c'est l'Anglais qui a le plus de "chance", c'est-à-dire que c'est encore lui qui trouve les choses qui lui plaisent : un aketon (gambison pour la reconstitution saxonne), un olifant (même s'il doit encore s'entraîner), une tunique (en cours de réalisation). Nous faisons également l'acquisition d'épices encore manquantes à notre cuisine (macis, maniguette, safran...).

HPIM4232Malgré un marché essentiellement constitué de vendeurs de saucisson et autre artisanat français, la journée a été égayée par une rencontre : Luc Arbogast. L'artiste, dont je connaissais déjà certains morceaux pour avoir dansé dessus en taverne, et beaucoup par ouï-dire, est remarquable. Excellent chanteur, que ce soit d'une voix "normale" ou avec une voix de tête, bon musicien, il a chanté quelques airs à 2 mètres de nous, et sa complicité avec le public est évidente. Un vrai plaisir.

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