22 juin 2009
Karaoke
Interlude musical en attendant le résumé cinéma de merde de la semaine !
Love of my life, you hurt me
You broken my heart, now you leave me
Love of my life can't you see
Bring it back, bring it back,
Don't take it away from me
Because you don't know what it means to me.
Love of my life don't leave me
You stolen my heart now desert me
Love of my life can't you see
Bring it back, bring it back,
Don't take it away from me
Because you don't know what it means to me.
You will remember when this blown over
And everythings all by the way
When I grow older
I will be there by your side
To remind you how I still love you
I still love you
Hurry back, hurry back
Don't take it away from me
Because you don't know what it means to me.
Love of my life
Love of my life.
12 février 2008
Subtilité, j'écris ton nom...
Brûlures… L’eau brûlante qui pourrait me purifier, laver tous ces regards. Comme je voudrais qu’ils glissent sur moi sans m’atteindre, disparaître même. Au lieu de cela, la colère qui me prend aux tripes et exige son tribut. Colère contre moi-même surtout, qui n’ai pas vu jusqu’où me menait cette situation. Colère de ne pouvoir maîtriser le désir des autres. Entre le non-dit et la franchise absolue, l’étape du milieu se nomme la subtilité. Une étape inconnue semble-t-il. Mais ma colère bien connue se tapit derrière les mots.
10 novembre 2007
Elégie
C'est fini... Après trois années à se battre contre la maladie, la maladie l'a emportée. Mardi matin, elle fermé les yeux à jamais. Tristesse, bien entendu. Mais soulagement aussi. Soulagement de savoir qu'elle ne souffre plus, qu'elle n'aura plus à subir tous ces traitements. Tristesse de savoir que je ne la verrai plus, que plus jamais je ne l'entendrai m'appeler "Ma chérie" avec ce timbre si particulier.
Jeudi matin, avant la cérémonie, je vais la voir. Elle a les yeux fermés, les mains jointes. Je n'ose pas la toucher. "C'est bien elle, n'est-ce pas ?" "Oui". A quoi ai-je répondu ? Ai-je confirmé que c'était bien elle qui reposait ici ? Ou ai-je affirmé que, même dans la mort, elle se ressemblait ? Je ne veux pas le savoir.
Puis viennent la mise en bière, la répartition des fleurs, tous ces gestes que je connais pour les avoir lus ou vus, jamais pour les avoir pratiqués. Chacun à notre tour nous pleurons. Vision terrible de ma mère pliée en deux, écrasée de chagrin. Tenir pour permettre aux autres de lâcher prise.
La cérémonie se passe comme si j'étais loin d'ici. Je ne peux qu'approuver les paroles du prêtre, même si celles-ci ne font pas appel à mes propres croyances. Pleurer soulage mais ne ressuscite pas. Il faut continuer d'avancer.
La sortie de l'église, l'attente au crématorium sont autant de douleurs qui m'arrachent des larmes. Mais je sais que mon chagrin n'est que "de surface" : comme une bête tapie, il attend son heure pour surgir, mais je lui ai intimé l'ordre de se taire pour le moment. "C'est fini, on ne la verra plus jamais". Comment leur dire que ce n'est pas une véritable fin ? Exprimer que nous y viendrons tous, chacun à notre tour ? Leur faire comprendre que c'est une pause et non un arrêt définitif ? Mais je sens que de telles paroles reviendraient à nier leur chagrin. Aussi je me tais : le silence et les gestes sont parfois plus éloquents.
Derniers gestes, dernier hommage. La dispersion des cendres, le retour à la terre. Que rien ne demeure. Poussière, tu retourneras à la poussière. Seuls subsistent quelques fleurs et nos souvenirs.
26 septembre 2007
Crime
Alors que je commençais à aller mieux, à mettre de la distance par rapport aux évènements, un message que j'ai eu le malheur de lire m'a replongée un mois en arrière. Et en même temps qu'y puis-je ? Même si j'ai accepté la situation, j'en ai souffert tout autant. La seule chose que je puisse faire à présent est de laisser le temps apaiser les tensions et de me tourner résolument vers l'avenir.
http://taouneshou.canalblog.com/archives/2007/09/25/6323114.html#comments
Mais quoiqu'il en soit, j'ai décidé de tourner la page. Pour toi.
28 août 2007
Jeu de dupes
Qui de nous deux a le pas sur l'autre ? Lequel a le plus de volonté et parvient à ne pas faillir ? Plus le temps passe, et plus il devient difficile de le déterminer. Il semblerait que nous nous cachions mutuellement le fond de nos pensées. Etrange, car il me semble te comprendre aisément à présent. Et comprendre ce que tu refuses de dire ou d'admettre. Mais je ne peux pas te donner les réponses, tu m'en voudrais.
Et je suis certaine que tu me comprends mieux que tu ne veux le dire. Que ces mots jetés en l'air en toute innocence sont une manière de me protéger. Mais que nous n'en sortirons pas indemnes.
En même temps, je suis clouée au lit depuis trois jours, donc c'est normal que je sois comme ça, faut pas s'inquiéter.
03 juillet 2007
Tentation
Le néant. Le vide. Plus je m'enfonce dans la souffrance, plus je fais souffrir les autres. Détruire semble un passe-temps, blesser une habitude, abimer un réflexe. Que faire ? Arrêter la source, briser l'origine. Avant que la corruption ne touche ce qui m'entoure. Mais si c'est une décision somme toute aisée, le geste est plus lourd de conséquences. Et plus difficile à accomplir. La tentation est forte, la tentative existe mais au-delà... Il n'y a rien.
07 juin 2007
Entraves
Trancher, couper ce qui me retient... Et à mesure que s'écoule ma vie, sentir la souffrance disparaître. Que de fois ma main s'est retenue, que de fois mes dents se sont serrées pour m'empêcher de commettre ce geste. Mais parfois la douleur est plus forte que tout et submerge ma volonté. Alors seuls comptent ces gestes répétés, presque mécaniques. La volonté s'abolit devant le cri de l'âme et la rage et la haine disparaissent enfin.
02 mai 2007
Paroles
Parler... Dire la vérité au risque de blesser ? Se taire et laisser s'installer l'incompréhension ? Faire semblant, peut-être. Parfois j'aimerais me libérer de tout ce qui me pèse mais ce ne serait pas sans dommage. Puis-je en assumer les conséquences ? Mais pourrais-je supporter d'étouffer sous les non-dits ?
17 avril 2007
I fed the vampire last night
Nourrir le vampire qui est en moi, le monstre qui est en toi... ce qui m'empêche de sombrer dans la folie aujourd'hui. L'Etreinte, avec tout ce qu'elle recèle de violences et de douleurs, ravive le souvenir d'une autre douceur, douceur qui me guide et me soutient dans mon choix. Le chemin est long, mais tes prières m'accompagnent.